Et le môme soin doit être pris par
en faisant des presens à ceux qui font ce qu'il faut que les gens de bien faceut , en chastiant eaux qui font le desordre. Et souvent est besoing que le mesnager crie k ses ouvriers et leur donne cœur, aussi bien que le capitaine aux soldats : et si' les serviteurs esclaves maintesfois n'ont pas MiDS de besoing que les hommes libres , ains beaucoup plus , qu'on les contente de bonnes espérances, k fin qu'ils tiennent bon et ne bougent ^. Et vrayement celuy là disoit bien qui appelloit l'agriculture la mère et la nourrice de tous les autres arts ^: car si l'agriculture est bien, les aires sont bien aussi ; mais Ik où la terre est csBlrainte de demeurer en friche, les autres mestiers se meurent quasi tout par tout, et par mer et par terre*.
i. Cette particule explétive donne .ici au tour de la Tirtcité et de la force : Et en effet....
1 C.-à-d.y afin qu'ils veuillent demeurer auprès de leurs Mitres.
S.Cesmotsnese trouvent textuellement dans aucun des meurs qui nous sont parvenus. Pour le fond de la pensée, piéientée sous diverses formes, on peut consulter V-An- ^logie de Stobée, au titre Tcepl Yewpyîa;, t. ii, p. 333 et Mir. édit. cit.
4. Cicéron, de SenecL, c. 7, met Téloge de cet admi- HMe passage dans la bouche du vieux Caton, conversant iHe Scipien et Lélius : « Multas ad res perutiles Xeno- VkMtis Ubri sunt. Quos legite, qusso, studiose, ut facitis. Qatm copiose ab eo agricultura laudatur in eo libro qui QBeofiomicftt inscribitur? Ut intelligatis nihil ei tam Kgile videri,quam studium agri colendi....» An sujet da morceau correspondant de VEconomique d'Aristote, atui avons indiqué quelques-uns des auteurs qui avaient
148 LA MESNAGERIE
Adoncques Critobule, oyant cela, luy dit: je treuve certes bien fort bon ce que tu dis, siuon qu'en la pluspart des choses de l'agriculture il est impossible aux hommes d'y pourveoir ne d'y mettre ordre. Car les gresles, les brouillars, les seicheresses, les excessives pluyes, lesyennines^ et plusieurs autres choses emportent souvent tout ce qui aura esté au labourage bien pensé et bien exécuté ^ et quelquefois une maladie sonre^ nant tue misérablement tout un parc de bestail, le mieux nourri qu'il est possible. A celaSocrates respondit : Or pensois je certes, ô Critobule, que tu sceusses que les dieux sont aussi maistres de Tagriculture comme des affaires de la guerre. Et je croy que tu prens bien garde comment à li guerre, avant aller aux factions* chascuns'essaje de son costé de gaigner la bonne grâce des dieux, et met peine d'entendre d'eux, par sacrifices et par augures, ce qu'il faut faire ou laisser. Et ei ^ la mesnagerie des champs, penses tu qu'il faille moins gaigner les dieux et les rendre favorables? Car tusçais bien que les sages, et pour les grains, et pour lesfruicts% et pour les bœufs, et lesche-
loaé aussi l'agriculture et la campagne. Observons seslement ici que Muret, dans l'édition qu'U a donnée de M dernier ouvrage, après avoir allégué plusieurs autoritéi qui établissent le bonheur et la dignité de la vie du champs, ajoute : ce Quod et tn RMtieo, elegantissimis nfsibus expressit Politianus,y> p. 71.
1. Il s'agit plus exactement de la nielle ou rouille dai plantes (èpu<7iêai).