‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 94 sur 293 · Ministcrium) emploient le ministère de.... ont be · texte numérisé non relu

Ministcrium) emploient le ministère de.... ont be

la femme , pour cela il m'est advis qu'il a dit ril ordonnoit pour elle le seing des choses imestiques. Et sçachant qu'il avoit donné et enûct naturellement aux femmes qu'elles nouroient les enfants en bas aage , il leur desparaitôsi plus qu'à l'homme d'affection naturelle rers eux. Aussi après qu'il eust baillé k la une le soucy et la garde des choses portées à maison, cognoissant que pour bien garder il stpas mauvais d'avoir le cœur un peu crain- , il feit plus grand'part de la crainte aux imes , qu'aux hommes ; et voyant de l'autre 1, que celuy qui feroit le train* de dehors, roitbesoingde se mettre en défense, si quel- 'un Toultrage , il l'avantagea aussi eu cou- 5e et hardiesse. Mais pour autant qu'il falloit 'aussibien l'un que l'autre feist estât de prendre de donner, il leur meit en commun k tous deux seing et la mémoire : de sorte qu'en cela on ne luroit choisir lequel des deux sexes , ou du isle, ou de la femelle, a eu plus d'avantage, issi de sçavoir commander aux passions qu'il it, il leur a mis cela au milieu d'entre eux , et leur donnant congé d'en prendre', a ordonné

1. Travaillerait dehors... ferait ce qu'entraînent, ce que clament les besoins extérieurs de la ramille.... Train, M ce sens, est devenu trivial. On trouve dans Nicot : apprendre le train de la chasse, de la guerre ; prendre I train de gaigner, » etc. Train, signifiait aussi, comme I le verra plus bas, habitude.

2. C'est-à-dire qu'il leur a permis^ qu'il les a mis en )silion d'acquérir cette vertu de modération , de puis-

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que qui vaudra plus que son coiDpaigDon,soit l'homme ou soit la femme, ce sera celuy a qui il escherra plus grand partage de ce bien. Vray est, que pour autant que le naturel d'eux deux ne se rencontre pas tousjours k estre bon en toates choses*, voylà pour quoy ils se peuvent encores moins passer l'un de l'autre , et d'autant plus en est utile l'assemblée et union , l'un ayant eu soy ce dont l'autre est défaillant. Aussi, loy dis je, ma femme, il est besoing que nous ayani cognoissance de ces choses, essayons de faire le mieux que nous pourrons nostredebvoir, chascuA de son costé, suivant ce qui nous estenjoinet de Dieu. Les loix aussi ont approuvé cela, de tant que par le mariage elles assemblent les hommes et les femmes ; et tout ainsi que Dien les a associez en la lignée , aussi a la loy. La loy a fait trouver pins beau aux femmes de demeurer plus dans la maison que d'aller par la ville-, et k l'homme moins honneste de séjourner dedans que de négocier dehors 5 et de mesmes Dieu les avoit faits devant plus capables de ce qui leur debvoit estre le plus séant. Mais si quelqu'un vient k faire le contraire de ce pouf quoy Dieu l'a fait, puis qu'il fait le desordre, paradventure il n'est pas que les dieux ne le sçachent ; et possible qu'il portera quelque jouf la peine, de tant qu'il abandonne ce qui est

sance sur eux-mêmes , placée en quelque sorte k \tw portée...

i. Cf. Cicéron, de Invent,, II, 1.

de sa charge, et se mesle du fait qui appartient aux femmes. Or est l'occupation de la femme a peu près, ce me semble, commie la besongne k quoy Dieu a voulu que la mère des abeilles travaillast. Et quel est le fait de ceste mère , dit ma femme , que vous comparez à ce qu'il faudra que je face? C'est, luy dis je, qu'elle ne bouge du bornaîl^ jamais ne laisse diomer les mousches a miel, ains envoyé à la besongne celles qui ont à faire leur journal^ dehors-, et tout ce que chascune d'elles porte dans la rusche, elle le recognoist, et le prent et garde jusques k tant qu'il le faut empbyer ^ et quand la saison d'en user est venue , elle en baille justement sa portion à chascune.

1. Nicot ne donne qae aboumal, rayon de miel (farus). y> On peut supposer que la racine est borde, qui si- ^ifiait, suivant le Thresor, icune logete ou maisonnete, «Ue que celle qui servoit aux bergers dans les champs lepuis printemps jusques à la fin d'automne.» De là aussi lotre ancien mot 6ordier (villicus).

2. On ne dit plus dans ce sens qu'une journée; et même au wi* siècle , cette locution sentait un peu , pour emprunter l'expression de Montaigne, son creu de Gascoigne, II , 17 , et III , 5; ou , plus exactement, elle était particulière au midi, u Le Languedoc , observe Micot, dit journal ou journau pour une journée d'homme 4es champs. » Quant au radical jour, que Henry Estienne paraît regarder comme un de nos mois gaulois (Precel-

lence, p. 137 et 158), le Thresor le dérive du latin

diurnus , qu'on prononçait à peu près djournous, ou du

lerine hébreux jom (dies).

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et commande leans^ à celles qui ourdissent^ la cire, a fin qu'elle soit bien et vistement tissue, et a le soing des petits qui naissent , k fin qu'iU soient'bien nourris et eslevez. Et après qu'ellei ont fait leur paroy% et que les jeunes sont ea^ pables du travail, elle envoyé le jecton^ dehors cerchér autre logis avecques un guide de ceox qui suivent apres^ Ck)mmentdoncques, dit Ion ma femme, faudra il que je face ainsi? Ou; pour vray, dis je, il faudra que tu demeures à la maison, et que tu envoyés dehors tes servi-' teurs qui ont là leur journée ^ et à ceux qui dDibvent travailler dedans, que tu ordonnes ce qu'ib auront a faire , que tu receoives ce qu'on apportera a la maison, et de cela que tu distribues ce

1. LeanSy en ce liea-là; céans ^ en ce liep-ci. Decei deux mots, le second a subsisté jusqu'à nos jours; le premier a péri depuis longtemps. Marota dit dans le TewfU de Cupido :

Autres manières de chansons, Leans on chante à voix contraintes ; Car ce sont cris, pleurs et complaintes.

2. (Ordiri, commencer , travailler. ) Oo disait alors un ourdisieur de finesses.

3. (Paries) leurs cellules , leur gâteau de miel.... Ce membre de phrase n'est pas dans le grec.

4. L'essaim (jacere, ejicere)... <k Un jecion de mouches i miel, trouve-t-on dans Nicot, examen, y* C'était aussi l'équivalent de notre mot rejeton : C'est un arbre qoi ». force jectons ; Ater les jeclons inutiles, etc.

5. Plutôt des descendons , c'est-à-dire de cette jeaoe famille. La Boëtie a lu ênoiiévcav, au lieu de iirifovwv; leçoi ancienne , mais fautive.

qu^il en faut despendre, et que tu pourvoyes à ce qui restera, et le gardes bien, k fin que la provision d'une année ne s'en aille en un mois * . Quand on aura apporté la laine, tu auras le smng d'en faire des habillemens à ceux k qui il en faudra, et aussi quant au bled, que le pain soit bien fait et bien appresté pour notre train. Va autre pensement auras tu , qui est de ta eharge, et te sera, kmon advis, plus aggreable que nul autre ^, c'est qu'il faut, quand il y aura des malades dans nostre famille, que tu prennes garde à les faire tous bien guarir et bien traieter*. Certes, dit elle, ceseroit bien le plus plaisant soucy que je pourrois avoir, si puis après îeox qui auroient esté bien gouvernez en sça- ^oient gré , quand ils seroient guaris , et stoient plus affectionnez à nostre service que levant. Lors, dit Ischomache, moy qui m'esaerveillay fort de sa response, luy dis : Et 'est ce pas doncques le soucy que la mère des

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