XXI. fiAtAbfe JOYEUSE DÈS TAVEtlNIEng
P'ung gect de dart, d'uiie lance asserée, D'ung grant faussart, d'une grosse massue, D'Une guisarme, d'une flèche ferrée, D'ung bracquemart, d'une hache esmolue, t>*Utlg grand penart et d'une bisagûe,
D'ung fort espîeu et d'une saqueboute ; De maulxbriguans puissent trouvertelroute Que tous leurs corps fussent mis par morceaulxi Le cueur fendu, desciré par monceaulx, Le col couppé d'ung bon branc acherin, Descirez soient de truye et depourceaulx Les taverniers qui brouillent nostre vin.
D'ung arc turcquois, d'une espée affilée Ayent les paillars la brouaille cousue.
De feu gregoys la perrucque bruslée, Et par temçeste la cervelle espandue, Au grand gibet leur charongne pendue, Et briefvement puissent mourir de goutte.
Ou je requiers et pry que Ton leur boute Parmy leur corps force d'ardans barreaulx; Vifs escorchez des mains de dix bourreaulx, Et puis bouillir en huille le matin, Desmembrez soient à quatre grans chevaux.
Les taverniers qui brouillent nostre vin.
D*un gros canon la tête escarbouillée Et de tonnerre acablez en la rue
Soienttous leurs corps, et leurchairdessirée, De gros mastins bien garnye et pourvue, De torz esclers puissent perdre la veue.
Neige et grésil tousjours sur eux dégoutte, Avecques ce ilz aient la pluye toute Sans que sur eux ayent robbes ne manteaulx, Leurs corps trencnez de dagues et couteaulx, Et puis traisnez jusques en Teau du Rin ; Desrompuz soient à quatre-vingts marteaulx Les taverniers qui brouillen nostre vin*
Prince, de Dieu soient maulditz leurs boyaulx. Et crever puissent par force de ven'n Ces faulx larrons, maulditz etdesloyaulx, Les tavernieis qui brouillent nostre vm.