‹ Œuvres complètes. tome dixièmeChapitre 145 sur 198 · C. Julian. — Decentius · texte numérisé non relu

C. Julian. — Decentius

Decentius. — Seigneur?

C. Julien. — Imprime fortement cette parole en ta mémoire : aussi vrai que me voilà devant toi, mon intention est de me désister de ma dignité...

Decentius. — - L’empereur en sera informé.

C. Julien. — Le ciel m’est témoin que je n’ai jamais aspiré à ce haut poste ;... où est mon majordome... qu’Eutherius vienne...

Ici se placent presque littéralement les répliques p. 148, l. 25 —

Un troisième courtisan. — Si tu désires savoir certaines choses, j’ai été obligé, ici en Gaule, d’écouter...

C. Julien, à Eutherius. — Peux-tu douter que le navire de César est en détresse? Regarde autour de toi. Les rats cherchent à se sauver !

Eutherius. — Ils sont trop pressés, j’espère.

C. Julien. — Nous devons être prêts à tout. La fuite, s’il le faut, peut-elle avoir lieu cette nuit?

Eutherius. — Tout est prêt comme d’habitude... mais je

crains que Decentius... hélas, seigneur, son attention est éveillée...

C. Julien. — Ma chère Helena! Oh, quelle imprudence de faire allusion... Tu t’en vas, Decentius?

P. 149, 1. 28. — César Julien (arpente la salle). — Scintula !

P. 150, 1. 2. — Approche.] Laisse-moi te regarder.

L. 5. — P. 152, 1. 25. — Je ne me suis jamais permis d’en donner l’assurance à César.

C. Julien (tape sur le rouleau de papier). — C’est écrit ici. Tu vas me quitter, Scintula.

Scintula. — Comment cela, seigneur?

C. Julien. — L’empereur ordonne que l’armée de la Gaule soit dissoute...

Scintula. — Impossible!

C. Julien. — J’appelle cela dissoudre...; on dit que si de si hauts faits ont été accomplis ici, la tranquillité de la province doit être assurée. L’empereur a besoin de se renforcer en Dacie et contre les Perses. Les troupes auxiliaires des Hérules et des Bataves devront partir en toute hâte afin de pouvoir être en Asie au printemps.

Scintula. — Mais, seigneur, tu as solennellement promis à ces alliés qu’ils ne serviront pas au delà des Alpes.

C. Julien. — C'est là le point, Scintula! Il faut me forcer à rompre ma parole, à me déshonorer aux yeux de l’armée L’empereur est grand ; que sa volonté soit faite. Mais ce n’est pas tout. Trois cents hommes choisis dans chacune des autres légions sont envoyés à Rome... Trois cents hommes; ça veut dire que je resterai ici, impuissant !

Scintula. — Des hommes choisis, c’est bien ça...

Julien. — Oui, oui, regarde toi-même...

Scintula. — Des hommes choisis... eh bien, choisis, seigneur... choisis... ceux qui te sont le plus dévoués...

Julien. — Ha... et pourquoi... à quoi penses-tu que je pourrais employer une armée dévouée...

LES MANUSCRITS

Sc. — Tu te méprends sur mes paroles, seigneur...

Julien. — Tu en sais plus long que tu ne veux dire.

Sc. — Sur quoi, seigneur?

Julien. — Pardonne-moi, Scintula... je te crois... ; écoute encore. Les meilleurs parmi les scutaires et les gentils seront aussi envoyés à l'empereur... sous ton commandement, Scintula.

Sc. — Mon commandement?

Julien. — Regarde toi-même... il réclame en outre les Celtes et les Pétulants. Que veut -il faire de ces chiens grossiers,... enfin, ça le regarde... comprends-tu ma situation, Scintula... je ne me plains pas de l'empereur, ne te méprends pas... et alors... je te crois... eh bien, va... il faut suivre l'ordre de l’empereur... à la lettre... ah... (il arpente la salle J

Sc. — Qu'y a-t-il, seigneur?

Julien. — Rien, rien... Il y avait tout de même là une possibilité. Choisis les meilleurs... ; ceux qui me sont le plus dévoués...

Scintula. — César, César...

Jul. — César ne doit pas renier son passé. Comment les modèles auraient-ils agi à ma place, Platon ou Xénophon... Selon l'esprit ou la lettre? Une âme pure, paix avec les puissances célestes...

P- 153, h 8 — P. 154, 1. 8. — Jul. — Elle aussi, l’unique, ma dernière... non, non...

(il sort au fond. Myrrha le suit.)

(Un jardin du palais de César.)

(La princesse Helena entourée d’esclaves.)

Les esclaves. — O, très gracieuse maîtresse...

Helena. — Au secours, au secours ; on me tue à coups de pointes d’aiguilles... !

[Biffé : (Le prince César Julien et Myrrha entrent ; aussitôt après le médecin Oribase.)]

Myrrha. — Voyez, seigneur! Oh, regardez...

César Julien — Helena, au nom de Dieu...

ŒUVRES DE DRESDE

Le médecin Oribase (entrant). — Quelle effroyable nouvelle court le palais! Est -ce vrai...

César Julien. — Helena, mon amour, couronne de ma vie...

La princesse Helena. — Loin de moi... ; oh, doux Jésus, au secours...

César Julien. — Elle ne voit pas... ; qu'est-ce que ça peut être, Oribase? Vois... ces yeux, si grands... !

P. 154, 1. 24. — que...?] que l'empereur a envoyés!

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