Acte IL
(Le palais de César hors de Paris. Une salle pompeusement décorée d’armes et d’objets précieux alamans.)
(César en costume de triomphateur, couronné de laurier, arpente la salle. Le secrétaire d'État Decentius se tient immobile à quelque distance.)
P. 139, 1. 29. — P. 140, 1.6. — César Julien. — Et puis, et puis !
Decentius. — Noble César, c'est tout.
César Julien. — Vraiment? C'est tout? L'empereur t'at-il fait parcourir cette longue route seulement pour...
Decentius. — Pour assurer son noble cousin de toute sa faveur impériale...
César Julien. — Oui, oui, c'est cela. Il est soucieux de mon bon état d’esprit. Il ne tolérera pas que des pensées vaniteuses grandissent en moi. C'est bien cela, Decentius?
Decentius. — Gracieux César, je ne me permets pas d'interpréter la pensée de mon maître.
César Julien. — Moi non plus. Certainement pas; loin de moi pareille idée.
P. 140, 1. 11-22. — U a manqué à la majesté impériale, cet ignorant. Oui, tu connais l'histoire?
Decentius. — Je ne sais rien.
César Julien. — Hum... Nostalgie? Vraiment!
[Biffé : Scintula (entre). — C'est le moment, seigneur!
César Julien. — Que veux-tu dire par là?
Scintula. — Ton char est attelé]
César Julien. — Pour le voyage de Phaéton entre ciel et terre? Ne m'invite pas à suivre ces voies dangereuses, vieux faune! Quelle fut la fin de Phaéton? Chute et mort;... as-tu oublié... j'allais dire : as-tu oublié ton paganisme? Pardon, Decentius, mon intention n'était pas de blesser tes pieuses oreilles.
Decentius. — Mes pieuses oreilles sont invulnérables, seigneur !
L. 26. — Les voici.] Avant cette fin de réplique , il y a, biffé : (il arpente la salle.) Le char,... le carrosse doré... attelé de chevaux blancs? C'est bien ça?
Scintula. — Selon l'usage, seigneur !
L. 31. P. 142, 1. 3. — Les voici. Regarde-les, Decentius. Ils avaient pensé entrer dans la ville à la tête de l’armée. Des princes barbares prisonniers auraient marché, les mains liées, près des roues des voitures. Des femmes et des esclaves de vingt nations vaincues auraient suivi en rangs serrés... Bonjour, noble Florentius.
L. 12-22. — Rien, maintenant. Réjouissez vous, mes braves compagnons d'armes ; voici le secrétaire d’État Decentius, l’homme de confiance de l’empereur. Il est arrivé cette nuit.
L. 25. P. 143, 1. 23. — Severus (bas). — Comment vous êtes-vous con cluit ... ?
Florentius (de même). — C'est incompréhensible.
Severus. — Il est en plus haute faveur que jamais.
Florentius. — Qui peut pénétrer l’empereur, ami !
César Julien. — Vous restez muets. Oui, vous avez raison ; vous trouvez que c'est trop...
Florentius. — D’où peut te venir l’idée.
Severus. — Puis-je être d’un autre avis que l'empereur?
Florentius. — Certes, c'est une grande marque de faveur... mais trop? Trop, non, noble César?
LES MANUSCRITS 557
Severus. — Que n’as-tu pas accompli en Gaule ces années-ci?
P. 143, 1. 25-26. — Je n’ai rien fait manque.
P. 144, 1. 28-30. — Manque.
Mais à quoi tendent vos paroles flatteuses ! Voulez-vous faire de moi un misérable? Voulez-vous m’attribuer les mérites de mon noble cousin? Que t’en semble, Decentius? Comment croistu que ceci va être pris à Rome?
P. 147, 1. 3. — Je demandais — maintenant] Manque.