L. 25-30. — Tout cela est inventé
P. 28 , 1. 28-29. — Libanios avait alors trente-sept ans environ. C'est pour faire leurs cours que les ma'tres faisaient grande toilette, et notamment se couronnaient de lauriers (Br., III, p. 148).
P. 2ç} 1. 2. — Ibsen a sans doute pensé à Grégoire de Nazianze, bien qu’il n’ait pas été l’élève de Libanios, afin de montrer que celui-ci comptait des chrétiens parmi ses disciples.
L. 30, — Salluste, « officier gaulois » (Br., III, p. 56), ne fut connu de Julien que lorsqu’il devint César. On verra dans l’acte V, p. 177. pourquoi Ibsen a voulu faire dater d’Athènes leurs relations.
P. 30, 1. 26. — Le costume de cour n’était pas, autant que le veut Ibsen, indice de christianisme, et Julien, à Constantinople, affectait de ne pas se distinguer de ses camarades étudiants (Br., III, p. 273).
P. 32, 1. 27-28. — A. M. dit que le génie de Constance « n’était pas dirigé vers l’éloquence » (xxi,iô). Pourtant, d’après Ammien lui-même3 on voit qu’il aimait parler en public, et y était habile (V. aussi Br., III, p. 205).
P- 34, h 5-7. — V. les pages de Br. traduites par Ibsen, p. 504. Neander, biogr., p. 54, note le fait, mais le trouve invraisemblable.
P. 36 , 1. 2-3. — 0 L’éloquence, la chose du monde qui excite le plus d’envie, nous enflammait d’une ardeur égale, et cependant nulle jalousie ne se glissait entre nous : un zèle commun nous excitait; nous luttions, non à qui remporterait la palme, mais à qui la céderait à l’autre » (Br., III, p. 289, d’après Grégoire de Nazianze).
P. 37, 1. 12-13. — Je ne vois Pas oa se trouve cette expression, mais Julien avait les épaules larges avec une taille médiocre (A. M., XXV, 4)»
ŒUVRES DE DRESDE
et les gens d'Antioche diront plus tard qu'il carrait son étroite poitrine (A. M., XXII, 14).
L. 18. — Expression employée plus tard pour désigner Julien César (A. M., XVII, 11).
P. 39> 1* 1-10. — V, la notice, IX, p. 46g.
P. 4/, 1. 10. — Les sacrifices et les cérémonies nocturnes étaient interdits.
L. 12-21. — Le fait énoncé par Agathon est inventé par Ibsen, mais il est vrai d'une vérité générale : dans les lieux où les païens sont faibles, « l'indignation naturelle aux chrétiens vainqueurs se donne souvent plus librement carrière. On trouve des temples détruits et dégradés par des mains inconnues » (Br., III, p. 134). Et le temple de Cybèle est bien choisi, car Ibsen a évidemment pensé au temple de Pessinonte, qui est en Cappadoce.
P. 41, 1. 30. — P. 42. 1. 15. — La vision d' Agathon est une invention d'Ibsen. La première forme de cette vision, dans le brouillon commencé le 24 juillet 1871 (p. 492, 1. 10-19), en montre l'idée encore imparfaite, et le pillage du temple, qui la précède, y est introduit après coup.
P. 43 y 1. 18-19. — Portrait de Gallos d'après Br. (V. p. 503).
L. 29-30. — « Il affectait de fréquenter des gens du commun » (Ludvig Holberg, Kirke-Histoyie , première partie, 1867, p. 233.)
45 1 1. 9- — Le fait d’un oracle consulté par Gallos pour savoir s'il parviendrait à l’empire se trouve dans A. M., XIV, 7, mais s’est produit plus tard, lorsqu'il était César : ce fut même l'acte qui décida Constance à le sacrifier, ce qui met en évidence l'invraisemblance de l’invention d'Ibsen, lorsqu’il suppose que Constance a pu désigner Gallos comme son héritier, sachant qu'il avait consulté l’oracle (« Je sais combien ma vie te préoccupe », p. 51, 1. 13-14).
L. 13-14. — Toujours désireux d'accumuler les détails précis qu'il ne trouvait pas dans ce passage de A. M., Ibsen les a pris dans un autre passage du même auteur, XIX, 12, où le temple d’Abydos reçoit les consultations par mandataire. Toutefois, Ibsen a dit ce temple dédié à Osiris, plus connu que Bésa.
L- 15- La guerre de Perse a été un souci constant du règne de Constance, mais, à ce moment, les succès de l’année précédente donnaient
NOTES 599
un répit, et l'empereur était surtout préoccupé de la révolte de Magnence, qui s’était fait proclamer Auguste en Gaule.
P. 46 , 1. 14. — Ce n’est pas onze têtes qui sont tombées, mais huit ou neuf de la famille flavienne, selon que Ton compte ou non Optât, qui était seulement allié (Br., III, pp. 9-10).
L. 29-30. — Résultat du contresens fait par Ibsen dans sa traduction de Br. (V. note, p. 504).
P. 47 , 1. 20. — Basilina, mère de Julien, était morte avant les massacres. Mais si on la compte, ainsi que le préfet du prétoire Ablave, bien qu'il ne fût pas de la famille, on arrive aux onze cadavres.
P. 48 , 1. 10-n. — Hekebolios n'était pas prêtre.
P. 50, 1. 23-24. — L'impératrice Eusêbie a exercé en faveur de Julien, quatre ans plus tard, toute son influence. Comme la structure du drame se prêtait mal à mettre cette influence en évidence à cette date, Ibsen l’a montrée en 351, lorsque Eusébie n’était pas encore impératrice.
P. 52, 1. 4. — Libanios n’a jamais été « chassé » de Constantinople, et a envoyé » à Athènes, mais il avait été à Athènes de 336 à 340, et ensuite à Constantinople, d'où il est parti en 346 pour échapper aux intrigues de ses rivaux et aller professer à Nicomédie jusqu’en 351. Ibsen a dû lire cette histoire (sauf les dates) dans Br., III, pp. 1 44-1 50, car il ne semble pas avoir connu l'ouvrage du Dr G. R. Siever3, Das Leben des Libanios , 1868, ni ceux de L. Petit et d'Émile Monnier.
L. 21. — Julien ne peut naturellement pas demander de rejoindre Libanios, qu 'Ibsen suppose exilé à sa prière, mais Constance doit trouver encore plus étrange l'idée d’aller trouver Ædesios, que Julien n’a sans doute pu voir qu’en secret (Br,, III, pp. 276-278).
P. 53, 1. 14-15- — Gallos intervint en effet pour obtenir la permission que son frère demandait, mais rien n’indique qu’il Tait fait dans l’esprit de méfiance que suppose Ibsen (V. la note prise sur Br., p. 504).
L. 29-31. — A. M., XXI, 16, loue la frugalité de Constance, qui usait pourtant de mets recherchés, comme on le voit aussi dans A. M., XV I, 5
P. 54 . 1. 1-4. — Les relations de Gallos et d'Helena, qui seront pleinement révélées au quatrième acte, sont une invention d'Ibsen. C est manifestement à cause de cette invention que Constantina, la sœur de
6oo
Constance qu’il fit épouser à Gallos en le nommant César, ne fait pas partie du cortège.
L, 12. — Le personnage de Memnon, ainsi que l’histoire du chien Spartiate, sont inventés par Ibsen. Memnon tient ici, dans un poste plus humble, le rôle de l'eunuque Eusèbe, chambellan et favori de Constance, personnage sournois et jaloux, dont l’influence s’est toujours exercée contre Julien (V. A. M., XXII, 3).
P- 55> 1. 19-22. — Dans les ébauches, jusqu’à l'automne 1871, Agathon devait accompagner Julien à Athènes, et il n’était pas question de ce frère (V. p. 524).
P. 5^« — Julien n'a été à Athènes que plus tard, de juillet à septembre 355, après l'exécution de son frère, et il y a connu Basile et Grégoire, mais non Libanios.
L. 13. — Ce bateau apporte des nouvelles de Maximos, et c’est pouquoi il vient d’Ephèse. Il apporte aussi des nouvelles de Cappadoce, et c’est pourquoi Agathon, au premier acte, pour venir de Cappadoce à Constantinople, s’est embarqué à Ephèse. La géographie est adaptée aux besoins du drame.
P. 57, 1. 12-15. — Les histoires de Lampon, etc. sont inventées.
L. 27. — Je ne vois pas où Ibsen a pris que Salluste était de Pérouse. Peut-être, ayant fait de ce Gaulois un étudiant de Constantinople (p. 29-30) et d’Athènes, a-t-il voulu le faire naître tout de même en Occident, mais dans un Occident moins éloigné,
P. 5<?, h 13* — * Dans les écoles qu’il fréquentait, il avait mis le plus grand soin à ne se distinguer en rien des autres élèves » (Br., III, p. 273, d’après Libanios).
P. 63 } 1. 12-23. — v« la note prise d'après Auer, p. 504.
P. 66 , 1, 12-18. — Faits déformés. Ibsen nomme d’abord Pergame parce que c’est la résidence demandée par Julien à la fin du second acte, puis Nicomédie, parce que c’est là qu’il a été envoyé, en effet, après un court séjour à Constantinople ; et comme Julien, dans la pièce, se trouve avoir été à Nicomédie par libre choix, Ibsen est obligé de désigner au moins un maître qu’il aurait recherché, et il prend au hasard le nom de Nicoclès, qu’il avait noté (p. 442), et qui enseignait à Constantinople, et non à Nicomédie. Mais l’inexactitude la plus grave consiste
NOTES
en ce que tous les déplacements de Julien ont été autorisés, ou tenus assez secrets pour qu'il n’ait pas eu à s'en disculper (A. M., XV, 2).
P. 67 , 1. 2-6. — Presque tous les historiens disent que Julien a participé aux mystères d’Eleusis. Br., III, p. 286, en parle comme d'un on-dit. Neander l’affirme (biogr., p. 51).
L. 12-13. — Cette déception au sujet de Libanios est une invention d’Ibsen. D’ailleurs, d’après R. G. Sievers, Das Le ben des Libanius , p. 87, Julien, avant d’être empereur, n’a eu avec Libanios que des relations par correspondance, probablement assez banales, par prudence (voir la note). Mais Ibsen n’a probablement pas connu Sievers, et c’est Strauss qui l'a conduit à faire de Libanios un personnage ridicule.
P. dp, 1. 6. — Sur la piété de Nonna, mère de Grégoire, voir Aucr, P* 33°-
P. 64 , 1. 11. — les fils du gouverneur Milon , dont l’arrivée donne à ce second acte son mouvement dramatique, sont une invention d'Ibsen.
P. 70, 1. 18. P. 71, 1. 14. — Gallos « souilla toute son administration par des actes d'une cruauté sauvage... La belle-mère de Clematius, éprise, dit-on, pour lui, d'une vive passion, et n'ayant pu l'amener à y répondre, était parvenue à se glisser dans le palais par une entrée secrète ; et là, faisant briller aux yeux de la reine un collier du plus grand prix, avait obtenu qu'un ordre d'exécution fût dépêché à Honorât, comte d’Orient. L’ordre reçu, Clemace, à qui l’on n’avait rien à imputer, est mis à mort avant d'avoir pu même ouvrir la bouche » (A. M., xiv, 1). Ibsen, en traduisant, a seulement ajouté « Cet homme faible n’osa pas s’opposer à un ordre venu de si haut », bien que A. M., à propos d’une autre affaire, parle de la « courageuse résistance » d’Honorat (xiv,7).
P. 73 j 1. 10-11. — Tu as fait annoncer à grande pompe ... Pure invention d'Ibsen.
P. 75 } 1* 7- — Jamais Julien n’aurait parlé du « péché païen », car, pour lui, la religion hellénique impose la vertu. Tout le passage qui suit n'a aucune base historique, même dans les auteurs modernes lus par Ibsen.
P. 76, 1. 29. — Il a surgi de nouveau. Les opérations magiques s’accomplissaient en secret et ne pouvaient, par suite, causer l’émotion générale dont il est ici question. En fait, Julien a eu beaucoup de peine à décider ses amis philosophes à lui en parler (V. Br., III, pp. 278-280).
ŒUVRES DE DRESDE
P. 77, 1. 2-3. — La présence de chrétiens est une invention d'Ibsen.
L. 20. — P. 78, 1. 4. — Les détails sur Macrina sont pris soit dans Auer, chap. III, § 3 de la deuxième partie, soit dans Br., IV, p. 188, soit dans Neander, Ail g. Gesch , II, p. 485.
P. 7P, h 7-8. — L’idée d'un Julien suscitant à la fois les espoirs des plus militants des chrétiens et des plus ardents païens est une invention d'Ibsen.
L. 13-14. — Hauteur vertigineuse et abîme sans fond. Paraît être suggéré par l'idée du prologue primitif (p. 442).
L. 23-25. — Un des rares passages de toute l’œuvre où l’arianisme, qui occupait la première place dans les querelles entre chrétiens à cette époque, soit expressément mentionné. Et Julien est représenté comme athanasien, alors qu'il avait été élevé dans la croyance arienne. (V. la notice, t. IX, pp. 531*532).
L. 31. — Anachronisme. Saint Siméon Stylite est du cinquième siècle (Neander, AU g. Gesch. , III, p. 365).
P. 80 , 1. 2-5. — Fait inventé par Ibsen. Dans son brouillon, il avait d'abord été présenté de façon un peu différente (V. p. 485, 1. 9-12).