CRIS TRÈS HAUTS
Vive l’empereur ! Vive l’empereur Julien !
(La clameur se répand au dehors de plus en plus loin ; tous parlent à la fois ; Julien , pendant longtemps, ne peut prendre la parole.)
JULIEN
Oh, je vous en supplie... ! Soldats, amis, compagnons d’armes,... voyez, j’étends mes bras tremblants... ! Ne t’inquiète pas, noble Decentius !... Oh, que cela ait dû m’arriver ! Je ne vous reproche rien, mes fidèles ; c’est le désespoir qui vous a poussés. Vous le voulez. Bien ; je me soumets à la volonté de l’armée... Sintula, fais réunir mes généraux... Toi, tribun, tu pourras témoigner devant Constance que c’est seulement contraint et forcé... (Il se tourne vers Varro.) Va, centenier, informe le camp de ce changement inattendu. Moi-même, je vais tout de suite écrire à Rome...
ŒUVRES DE DRESDE
SALLUSTE
Seigneur, les soldats veulent te voir.
MAUROS
Un collier d'or sur ta tête, empereur !
JULIEN
Je n'ai jamais possédé pareil joyau.
MAUROS
Ceci peut faire l'affaire.
(Il enlève sa chaîne de cou, qu’il double plusieurs fois pour en ceindre le front de César.)