L. Il, — tu es sorti de terre (Genèse, III
L. 26. — vieux coucou. — « Coucou, jeune homme sans expérience ou peu capable, qui fait l’important de façon désagréable. » {Ordbog over Gadesprogety cité ici d’après Log., p. 302).
P. .î/7, 1 . 4. — Un incendie de forêt Va dévastée. — Ce décor fait songer aux vers de La Comédie de VAmour (t. VI, p, 139) :
Tous ils sont là comme les troncs noircis que laisse Vincendie d*un hois sur la lande dévastée.
L. 12. — blancs sépulcres. (Mathieu, XXIII, 27). C’est la suite de la comparaison de Falk (t. VI, p. 140).
L. 24. — Les pelotes. — Les pelotes de fil se rencontrent souvent dans les contes. On en a un exemple dans celui qui est traduit, p. 436..
P. 320^ 1 . II. — La voix d*Aase. John Paulsen (Nye erindringer^ 1901, p. 129) tient d’Ibsen lui-même qu’il avait d’abord pensé à faire entendre un caquetage de poule, ce qui aurait rappelé à Peer le souvenir de sa mère.
P. 321 y 1 . 3. — le fondeur de boutons. Ce personnage, qui a si bien l’allure des êtres surnaturels du folklore norvégien, autres que les trolds, n'y figure pourtant pas, et l’on s’est ingénié à en trouver l’origine. Il provient avant tout d’un souvenir d’enfance d’Ibsen, qui lui-même s’était exercé à fondre des boutons (Halvdan Koht, Henrik Ibsen^ eit diktarliv^ II, p. 44). L'idée de parler de refonte dans le sens imagé de purification était naturelle, et H. Logeman a fort bien montré qu'Ibsen en a trouvé surtout la suggestion dans la Bible (Jérémie, VI, 29, IX, 7 ; Ezéchiel, XXII, 20 ; Malachie, III, 2, 3). Voir A Commentary... pp.313- 316 et Edda^ VII, pp. 272-281.
P. 323 y 1 . 3, — un serin. Peer G3n[it dit « une plie » (flyndre)y ce qui signifie « un imbécile ».
P. 326^ 1, I. — Kongsberg. Dans cette ville étaient la Monnaie, et d’autres établissements, à cause des mines d’argent voisines.
L. 26. — C*est une transition... t C’est une transition, dit le renard, pendant qu’on lui enlevait la peau. » Proverbe cité par Ivar Âasen (Norske Ordsprogy p. 202). V. Log,, p. 323.
T. VIII
ŒUVRES D’ITALIE
P. 329 y I. 15. — H. Logeman observe que la transformation du Vieux de Dovre en mendiant ne se trouve pas dans les contes. Ibsen paraît pourtant l’avoir prévue dès son second acte, lorsqu’il lui a fait dire (p. 161) :
En ces derniers temps nous avons décliné.
L’idée ne se trouve pas dans le premier brouillon de la scène (p. 382). Elle apparaît seulement dans le texte en prose III (p. 386).
P. 334i 1 . Il-12. — Le Journal de Blocksherg^ la poste d'Hehlefjeîâ. — L’idée de parler des journaux du pays des trolds paraît bien provenir du troisième acte de Une âme après la mort y de J. L. Heiberg. Mais ce sont les journaux de Copenhague que l’on reçoit dans l’enfer de Heiberg, tandis que les trolds d’Ibsen ont leurs journaux à eux. —■ Blocksberg et Hekkenfeld sont les noms allemands bien connus de lieux de réunion des sorcières. Blocksberg était couramment employé en norvégien (Va-t*en au Blocksberg — Va-t’en au diable). Hekkenfeld, d’abord écrit par Ibsen Hsekkefeldt, a été norvegisé par lui en Heklefjeld.
L. 15. — Sabot de destrier. Signature du diable, qui a un sabot de cheval à sa jambe gauche.
P. 340 y 1 . 14. — Le prêtre du Justedal. La citation qui suit, exacte comme sens, provient d’une « brève description du Justedal » écrite en 1750 par le pasteur Matthias Foss (renseignement donné par Anders Krogvig à H. Logeman, p. 336). Ibsen pouvait avoir lu ce passage en 1856 au cours de recherches faites à propos de son Olaf Liljekrans, ou bien l’avoir entendu citer par Botten Hansen.
L. 24. — Es ben. C’est le héros d’un conte traduit par Léon Pineau sous le titre : « La princesse à qui personne ne pouvait fermer la bouche. » (Asbjôrnsen et Moe, Contes norvégiens y p. 159).
P. 1. 5. — Un personnage maigre. Cette fois, nous avons affaire au diable, comme le précise la question posée par Peer, p. 341, 1. 25.
P. 345 y 1. 20. — Seen ins blaae. En allemand dans le texte.
P. 34^ y h 28. — tel et tel. — Le diable se désigne ainsi lui-même de la manière dont il est habituel de parler de lui sans le nommer dans les contes (et dans le langage ordinaire). La forme de désignation « tel et tel » (den og den) n’est pas commune, mais se trouve dans H. Ev.y p. 76.
NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS
P. 347i 1 . 3. — un rôti qui sera gras. Ainsi dans Jakob von Tyhoe, de Ludvig Holberg, l’officier dit de Leonard : « Il nous faut complaire ea tout à ce garçon, car il est pour nous un gras rôti. »
P. 349 i b 15* — Stavanger était le siège de la Société des Missions norvégienne.
P. J 5 o, 1 . I. — étoile qui meurs. Une étoile filante est, dans la croyance populaire, une étoile qui se perd (Anders Krogvig cité par H. Logeman,
P. 35^1 1 ‘ 12, — Mets ordre à tes affaires. Ce sont les paroles adressées par Esaïe à Ezéchias malade (Esaïe, XXXVIII, i).
H. 3^4t 1 . 27. — comme la scie qu*on lime. — Souvenir de Skien, et du bruit quY faisaient les nombreuses scieries. (V. les « Souvenirs d*enfance », t. I, p. 366).
P. 1 . 5. — (Genèse, XXIX, 18-20, 27, 30).
P. 3^^ y l. 9 et suiv. — Ce chœur est inspiré par le chant patriotique de J. Nordal Brun. Ibsen s’était moqué déjà de l’emploi de ce chant par P. A. Jensen dans La Maison de la Houldre (V. t. II, p. 288).
P. 3S4, l. 6-7. — La vache donne des bouses, le taureau Vhydromel.
Dans les contes, lorsque les trolds ont été chassés d’un chalet où ils avaient préparé un festin d’apparence fort appétissante, on s’aperçoit que leurs friandises ne sont que bouses de vaches, crapauds, etc. C’est un motif qui revient souvent.