L. 29 -P. 567, 1. 26. — Voilà - certain...] J'étais si abso
lument certaine que tu te sacrifierais pour moi... ne l'écoutez pas, aurais-tu dit... elle ne comprend rien, elle est folle... tu aurais dit que c'était l'amour pour toi... tu aurais mis en mouvement le ciel et la terre. Je pensais que tu aurais pris le docteur Rank à témoin que j'étais folle, détraquée, que j'avais l’esprit dérangé. J'étais absolument sûre que tu sombrerais pour me sauver. C’est cela qui m'épouvantait, et c'est pourquoi je voulais me suicider.
Helmer. — Oh ! Nora, Nora !
Nora. — Et que s'est-il produit? Pas de remerciement, pas un élan d'amour, pas la moindre idée de me sauver. Rien que des reproches... un blâme à mon père... une frayeur mesquine... la victime sans défense maltraitée par le tyran...
Helmer. — Oui, oui...
Nora. — Et puis, tout aussitôt le danger passé, ce fut pour toi comme si rien n'était arrivé. J’étais de nouveau ta petite alouette, ta poupée, que tu pouvais désormais choyer avec d'autant plus d'attention qu'elle était si faible et fragile. Thorvald, à ce moment-là, tu as été pour moi comme un étranger ; et je ne peux pas continuer à vivre avec un étranger.
Helmeg. — Oui, oui, oui, un abîme s'est évidemment creusé entre nous...
P. 568-I. 13-21. — Pas maintenant - longtemps.] Ajouté
après coup : Pas maintenant ! Attends à demain.
Nora. — Je ne peux pas coucher une nuit dans la chambre d'un étranger.
H. — Frère et sœur.
N. — Des phrases, tu sais très bien... que ce ne serait pas longtemps le cas.
L. 24. — Après les miennes] Mais veille sur eux, toi aussi, le mieux que tu pourras.
P. 570, l. 12. — Après cette ligne , est biffé :
Helmer. — Je le vois bien ; je suis devenu un étranger pour toi.
Nora. — Tu l'es devenu, comme moi pour toi. Donc, adieu 1
L. 17-18. — Ah ! Thorvald, il faudrait la grande merveille...