L. 29-30. — C’est — — plus longtemps.] Manque
P. 566, 1. 2-14. — (Biffé : Hélas ! Thorvald, tu n’as pas perdu J Je le peux. Tu as perdu mon amour lorsque, ce soir, il m’est soudain apparu que tu ne m’avais jamais aimée comme je t’aimais. Tu l'as perdu lorsque j’ai vu que tu n'étais pas l'homme que je croyais,... lorsque je n’ai plus pu t’admirer comme l’être supérieur ; car tu ne l’es pas.
Helmer. — Par quoi est-ce que j’ai manifesté tout cela?
Nora. — Je vais te le dire. Ce que tu appelles mon grand crime, la signature de mon père que j’ai écrite pour sauver ta vie, a été mon superbe et joyeux secret jusqu’au moment où mes yeux furent ouverts sur les suites que cela pouvait entraîner. C’est une semaine de mortelle angoisse continue, que j’ai vécue.
Helmer. — Ça, je le comprends.
Nora. — Mais tu ne comprends pas pourquoi. Ou peux-tu me le dire?
Helmer. — Bah I tu n’avais pas à craindre peine et honte. Tu devais bien savoir que j’emploierais tous les moyens pour te sauver ; que je serais obligé d’en passer par toutes les conditions...
Nora. — Hm ! Qu’est-ce qui m’a poussé, crois-tu, à mettre fin à mes jours?
Helmer. — Tu as craint ma colère.
Nora. — Non, Thorvald, je voulais mettre fin à mes jours afin d’empêcher ce que j’avais la ferme assurance que ta recon-
ÉBAUCHES ET VARIANTES
naissance, ton amour et ton haut esprit viril t'ordonneraient de faire. Jamais l'idée ne m’est venue que tu pourrais accepter de régler tes actions d'après la volonté d'un autre.