P. 11. - A LA FÊTE DU MARIAGE DE JAKOB HEGEL ET DE MADEMOI
SELLE Elisabeth Bagge. — Strophes de huit vers trochaïques stricts, tous tétramètres, sauf le second et le quatrième, qui sont tiimètres, masculins, et riment ensemble, plus le huitième. Le premier et le troisième sont féminins et rimés, ainsi que le cinquième et le sixième, puis le septième et le huitième.
Jacob Hegel avait vingt-trois ans lorsqu'il épousa sa cousine et amie d’enfance Julie Bagge (L. C. Nielsen, dans son ouvrage sur Frederik V. Hegel, lui donne toujours ce prénom). Le poème a été publié pour la première fois dans l’édition des œuvres complètes dite Folkeudgave (1898).
P. 13. — A Mademoiselle Emma Klingenfeld. — Distiques en vers du type anapestique tétramètres masculins rimés.
Mlle Emma Klingenfeld avait traduit en allemand, sur l’invitation d'Ibsen, Les Guerriers à Helgeland , et lui remit sans doute au commencement de 1875 cette traduction, qui ne parut qu'en 1876. En février 1875, Ibsen lui adressa ce poème avec un exemplaire de la seconde
édition de Madame Inger d'Ôstraat , qui venait de paraître chez Gyldendal (en décembre 1874). Mlle Klingenfeld traduisit Madame Inger , et la traduction, prête en automne 1875, ne parut qu'à Noël 1876.
P. 15. — Salut de chanteur a la Suède. — Strophes de huit vers trochaïques stricts, alternativement tétramètres féminins, et trimètres masculins, rimés.
Poème chanté par la délégation norvégienne aux fêtes d'étudiants Scandinaves, à Upsala, le 4 juin 1875.
P. 17. — Bien loin. — Distiques en vers tétramètres du type dactylique très libre, féminins et rimés.
Poème daté du jour où se réunissaient à Upsala les étudiants Scandinaves, et envoyé à Georg Brandès pour sa revue Det nittende aarhundrede , où il parut (p. 265-266).
P. 21. — Lettre en vers. — Poème en pentamètres ïambiques stricts rimés.
Second et dernier poème envoyé à Brandès pour sa revue, où il parut (P- 345-35°) •
Aussitôt qu'a paru ce poème il a été fort discuté. On voulait préciser de quoi le « cadavre » était le symbole, et les avis étaient divers ; quelquesuns prétendaient que c’était le christianisme. Le professeur Monrad publia en brochure, en 1876 : Le Ni s se, lettre en vers à Henrik Ibsen , où il dit qu'il n’essaie pas de résoudre l'énigme, et va plutôt l'embrouiller davantage en complétant le récit du voyage conté par Ibsen. Mais il assure qu'il n'y a pas de cadavre, et seulement la déception des voyageurs qui se croyaient partis pour de lointains pays chimériques. A Gossensass, les amis d'Ibsen discutèrent le poème de Monrad devant lui, qui ne dit rien, mais paraissait beaucoup s’amuser (John Paulsen, Samliv med Ibsen , 1913» P- 15)*
Aujourd'hui, on s'accorde à penser que le « cadavre » représente « toutes sortes de croyances périmées et toutes sortes de vieilles croyances périmées et idées pareilles », comme le dira Mme Alving dans Les Revenants (Francis Bull, Norsk Litteratur historié, IV, p. 390), ce qui implique, évidemment, le désir de se débarrasser de la pression du passé. Halvdan Koht, se souvenant, notamment, de « Aux Complices », introduction au Brand épique (tome VII, p. 185), pense que cela comporte, en même temps, une rupture avec le goût du passé historique, jusqu'alors si fort chez Ibsen (Hundreaar sut gave, VIII, p. 17).
P. 27. — [Pour un nouveau théâtre]. — Notes rédigées presque certainement au commencement de 1877 après l'incendie qui détruisit