‹ Œuvres complètes. tome onzième, Les Drames modernesChapitre 2 sur 153 · LIBRAIRIE PLON LES PETITS-FILS DE PLON ET NOURRIT · texte numérisé non relu

LIBRAIRIE PLON LES PETITS-FILS DE PLON ET NOURRIT

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DEVANT LE CERCUEIL D'AMALIE HOLCK

Tout ce que le monde enferme de meilleur, les œuvres de Y art en couleurs et en sons, l'œuvre de beauté que le verbe a fixée, elle r a aimé tout au long de sa vie.

Tout ce que la terre a de charmant en soi, soleil et rosée, douce paix des ombrages, cours des frais ruisseaux, doux parfum des vallées, elle l'a aimé, cherché, en a joui.

Tout ce que comprend l'empire de l'esprit,... le besoin du vrai, la foi complète, entière, le goût de clarté, l'élan vers la lumière, elle l'a aimé en son âme profonde.

Lourdement un voile est tombé sur son front, la nuit a longtemps obscurci sa pensée ; ici, aux pays brumeux de la poussière, jamais la clarté ne lui est revenue.

Mais aux jours de deuil, dans les nuits de douleur, le petit foyer m'apparaît comme en fête ; des hôtes discrets s'asseyent près du lit ; lumière et beauté rayonnent autour d'eux.

Tout ce que le monde enferme de meilleur, soins affectueux, et charité ardente, dévouement passant tout ce qui se peut dire, lui fut prodigué dans sa voie douloureuse.

Tout ce que sur terre on trouve de charmant, soleil de douceur, suave paix fidèle, tout ce qui lui était cher en tant que femme, elle en eut dans ses tourments le réconfort.

Je vois donc de la beauté dans cette mort, un éclat de fête aux bois noirs du cercueil, espoir de lumière au chagrin des regrets,... monte à la clarté, âme enfin libérée !

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