L. 31-35. — (Le vieux - Vigeland] (lui et Hilmar sortent à
droite.)
(Les commerçants Sandstad, Rasmussen [corrigé en Rummel] et Vigeland.
Rôrlund. — Mais cela ne s’accorde pas du tout avec ce que M. Bernick, l’an dernier...
Madame veuve Bernick. — Ton père doit s’être trompé, Ectty.
Madame Bernick. — Oui, c’est ce que je suppose.
P. 328, 1. 4-5. — A vrai - conscience.] — Je suis nu
homme tout rond, moi, monsieur Bernick, et je dis comme je disais l’an dernier...
Bernick. — Mais la question n’est pas la même que l’an dernier.
Rasmussen. — Non, elle a changé...
Sandstad. — Enfin, si vous voulez ; mais...
L. m-26. — Vigeland. — Et puis je crains que cela nous conduise à de la mondanité, monsieur Bernick. En ce moment l’esprit de tous les gens sérieux est occupé de la cons-
traction d’une nouvelle salle de réunion. Et nous devons penser avant tout aux besoins spirituels.
Bernick. — C’est entendu, monsieur Vigeland, c'est entendu ; mais...
Sandstad. — Oui, vous avez choisi le moment de la façon la plus fâcheuse, monsieur Bernick. Excusez ma franchise, mais songez seulement à ce terrible orage que nous avons eu la semaine dernière dans la mer du Nord. Nul ne peut savoir quelles richesses ont été perdues pour la ville; tous les jours il arrive des bateaux avariés...
Rasmussen. — Oui, c’était un terrible orage...
Bernick. — Je reconnais tout cela ; mais vous savez que la ligne principale est en construction, et si nous ne nous dépêchons pas de prendre une décision maintenant, ce sera trop tard ; nous ne pourrons pas amener ensuite une ligne secondaire ici. Vous devez songer à cela, messieurs.
Sandstad. — Eh bien ! nous nous en passerons.
Bernick. — Et vous voulez vraiment prendre sur vous cette responsabilité morale? Nos vastes terrains forestiers resteront-ils inabordables? Pensez donc à nos riches...