L. 30. — Instruments] esclaves
P. 278, L 4-5. — Parce que - Oh !] Crois-tu que je n’aie
pas eu des moments où cela m’est apparu? Mais les courants quotidiens venaient peser sur moi. Et j’étais si seul !
L. 17-P. 279, 1. 6. — J'avais besoin. Tu diras que c'est ma faute... mais ce n'est pas mieux pour cela. Et elle aurait dû tout de même m’être accueillante, s’intéresser à ce que je fais, jeter en moi une lueur de ces vues superficielles, peu cohérentes, qui ne servent pas directement à un homme dans son action, mais qui agissent pourtant, et corrigent et clarifient. Cette faculté, il n’est pas permis aux femmes de la développer chez nous, la plupart d’entre elles ne la possèdent même pas ; oui, Lona. . . il n’y en a pas une sur mille qui ait le courage d’être comme toi...
Mademoiselle Hessel. — C’est-à-dire... d’être elle-même.
Bernick. — Oui, et d’ctre ce qu’il faut surtout pour un homme. Aussi n’ai-je jamais éprouvé de satisfaction dans les jours heureux, ni jamais l’aiguillon et l'accroissement de force qui peuvent résulter de l’adversité; tout a été une suite de menus ennuis et de menus triomphes banals... comme celui qui va avoir lieu...
Mademoiselle Hessel. — Celui-là aussi?
Bernici£ — Je ne suis pas tombé si bas que ce clinquant
puisse me cacher ce qu’en secret je dois me dire à moi-même.
Mademoiselle Hessel. — Et pourquoi ne romps-tu pas avec tout cela, qui est creux?
Bernick. — Tu ne comprends pas cela. Tu ne connais pas le besoin qu’a un homme d’agir et d’accomplir quelque chose en ce monde. Vous autres femmes, vous le sentez autrement ; il vous faut quelque chose à aimer, un chat, un chien ou un canari à défaut d’autre chose. Tu crois que j’agis à mon propre avantage, mais c'est une erreur; ce que j’ai accompli m’a profité, c’est vrai, mais ce n’est pas pour cela que je l’ai fait... j’ai voulu être le premier... et je sais aussi que c’est pour le mieux de la société.
Mademoiselle Hessel. — Et toi-même? Quelle satisfaction cela te donne-t-il?
Bernick. — Aucune ; toute cette génération de mensonge doit disparaître ; mais une génération nouvelle
P. 179, 1. 15-22. — Quelques lignes manquent au passage d’une page à la suivante , puis il y a : la malédiction doit tout de même fléchir. Je suis allé cent fois plus loin que tu ne penses ; mais le bien peut se tourner en mal, et de même sans doute le mal peut...; pourquoi êtes- vous venus ici? Je ne cède pas; je ne peux pas céder ; vous ne réussirez pas à m’écraser...
P. 280, 1. 16-19. — Parti? Et Dina partie avec lui !
Mademoiselle Kessel. — Oui, comme sa femme, sans prêtre ni bénédiction nuptiale ; c’est ainsi que les deux soufflètent votre vertueuse société, comme moi autrefois... enfin!