‹ Œuvres complètes. tome onzième, Les Drames modernesChapitre 93 sur 153 · L. io-ti. — Oh ! - dis là?] ouf ! Dieu me pardonne · texte numérisé non relu

L. io-ti. — Oh ! - dis là?] ouf ! Dieu me pardonne

L. 15-27. — Silence, messieurs ; mes amis et moi, nous nous refusons à tout hommage ; car, moi, du moins, j'ai conscience... bon ; ceci reste bien entendu qu'à partir de ce soir nous commençons

P. 298, 1. 2-3. — n’est-ce pas, messieurs?...] Manque.

L. 12-P. 303, 1. 26. — Et maintenant, le règlement principal avec ma société et avec ma conscience. Betty, contiens-toi et supporte ce qui va venir... On a dit que de mauvais éléments nous ont quittés ce soir... ; je peux ajouter ce que l'on ne sait pas ; l'homme que l’on désignait n'est pas parti seul... avec lui est partie comme sa femme...

Mademoiselle Hessel. — Dina Dorf !

Rorlund. — Quoi !

(Grand mouvement parmi la foule.)

Rorlund. — Enfuie... impossible!

Bernick. — Comme sa femme, sans prêtre ni bénédiction nuptiale, et pourtant je dis que j’estime ce mariage supérieur à bien d’autres parmi nous, où toutes les formes sont observées...

T. XI. 24

et j'ajoute encore... chapeau bas devant cet homme... car il a généreusement pris à son compte la faute d'un autre... mes concitoyens, je veux sortir du mensonge... vous saurez tout... c'était moi, il y a quinze ans, qui étais le coupable...

Madame Bernick. — Oh ! Karsten, merci, merci.

Mademoiselle Hessel. — Là tu t'es enfin regagné toimême.

(Chuchotements étonnés parmi la foule.)

Bernick. — Voilà ; les rapports entre nous ont maintenant une base saine ; on va voir si quinze ans d'activité peuvent effacer un égarement de jeunesse... quiconque se sent pur peut me jeter la première pierre; mais pas de décision ce soir; je prie chacun d'aller à ses affaires... de réfléchir... supprimons toute pompe de fête... vous sentez bien qu'elle n'est pas ici à sa place...

Rorlund. — Certes non... enfin, je remercie Dieu... ç'avait été un vain sacrifice... Oui, messieurs, je pense que le mieux est de...

(Le mot d’ordre se répand par chuchotements de bouche en bouche ; la foule s’éloigne en silence.)

Bernick. — Betty, ç'a été une journée pénible pour toi.

Madame Bernick. — C'est la plus radieuse fête depuis quinze ans.

Bernick. — Comment? As-tu...?

Madame Bernick. — Tout su.

Bernick. — Tu l'as su?

Madame Bernick. — Depuis la veille de notre mariage.

Bernick. — Tu l'as su... et n'as rien dit?

Madame Bernick. — Oh ! pourquoi n'as-tu rien dit, Karsten? Pourquoi ne m'as-tu jamais estimée capable de pardonner un moment d’égarement?

Bernick. — Parce que je ne t'ai jamais connue avant ce soir. Mais qu'il vienne maintenant !

ÉBAUCHES ET VARIANTES 37I

Madame Bernick. — Oui, oui; tu vas l'avoir... Monsieur Krap...

(Elle lui parle à voix basse ; il sort par la porte du jardin.)

Bernick. — Merci, Lona ; tu as sauvé ce qu’il y avait de mieux en moi.

Mademoiselle Hessel. — Ai-je voulu autre chose?

Bernick. — Comment? Pas de haine;... pas de vengeance?

Mademoiselle Hessel. — Vieil amour ne rouille jamais.

Bernick. — Lona !

Mademoiselle Hessel. — Abelone.

Bernick. — Oh ! par quoi, moi, pauvre lâche misérable, ai-je mérité...

Mademoiselle Hessel. — Oh ! nous autres femmes, si nous nous enquérions du mérite, Karsten...

(Aune arrive du jardin avec Olaf.)

Bernick. — Olaf I

Olaf. — Père, jamais je ne...

Bernick. — Tu ne le feras plus? Si, tu le feras... mais pas en te cachant... écoute, mon garçon... désormais il te sera permis d'être toi-même...

Olaf. — Pas soutien de la société?

Bernick. — Non, non ; toi-même, tu entends ; ça ira comme ça pourra. Et vous, Aune...

Aune. — Je le sais, monsieur le consul... j'ai mon compte...

Bernick. — Nous restons ensemble, Aune...; pardonnezmoi.

Aune. — Comment ; le bateau ne part pas.

Bernick. — Dieu en soit loué ; et... pardonnez-moi... demain il faudra l’examiner ; peut-être une nouvelle réparation serat-elle nécessaire...

Aune. — Peut-être.

Bernick. — Oui, oui, il y a beaucoup à réparer ici. Bonne nuit, Aune.

P. 304, 1. 4-3. — Mon nom - de feu] Manque.

Page 1