‹ Œuvres complètes. tome quatorzième, Les Drames modernes (suite)Chapitre 120 sur 169 · Hedda met le revolver dans la boîte · texte numérisé non relu

Hedda met le revolver dans la boîte

1. 9-1 1. — (Le conseiller Brack entre par la porte de la véranda.)

Brack. — Sur quoi diable est-ce que vous tirez?

Hedda. — Sur des grives.

Brack. — Mais les grives ne sont pas encore arrivées.

Hedda. — Eh bien, je tire en l’air.

Brack. — A quoi bon?

P. 429, 1. 1-2. — Hedda ferme la porte de la véranda. — Pas une. Tous les intimes sont encore à la campagne. Je dois me contenter de leurs fleurs et de leurs cartes de visite.

1. 5-10. — Hedda. — Non, il s’est enfui de la maison quand j’ai pris la boîte de pistolets.

Brack. — Vraiment, madame Hedda?

Hedda. — Oh, il ne faut pas prendre cela tout à fait à la lettre. Mais il a, on peut dire, aussi peur que vous de ces objetslà. (Elle a pris la boîte et l’enferme dans le tiroir du secrétaire.)

Brack, toujours son paletot sur le bras et son chapeau à la main, est debout derrière elle. — Donc, il n’est pas là.

Hedda. — Non,... il ne vous attendait pas si tôt. Et puis, ça l’a pris soudain. Il lui fallait aller en ville chercher de nouveaux livres.

Brack. — Cela se comprend. C’est bête que je n’y aie pas pensé.

1. 16-18. — Hedda met dans sa poche la clef du secrétaire et arpente la pièce.

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