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LA CRITIQUE ET LES REPRÉSENTATIONS

En envoyant à Copenhague son manuscrit définitif, Ibsen écrivit à August Larsen, qui corrigeait ses épreuves :

Je suis content d'avoir enfin mené heureusement à bien ce grand ouvrage. J’en éprouve un sentiment de libération. Mais cela me laisse tout de même un regret et un vide b

Et à son éditeur il écrivait quelques jours plus tard :

J'espère qu'en lisant le manuscrit vous avez eu l’impression que Kristiania s’est montré un endroit favorable à mon travail a .

Il était évidemment satisfait de son œuvre. Elle parut le 12 décembre, mais la première édition norvégienne, de 12 exemplaires, avait paru à Londres chez Heinemann, pour préserver les droits de l'auteur en Angleterre 1 2 3 . Les traductions anglaise, française et allemande furent publiées peu de semaines après, bientôt suivies des traductions russe, hollandaise, hongroise, tchèque et polonaise.

Aussitôt les comptes rendus de remplir les journaux, et les discussions se prolongèrent en 1893. Les critiques avaient ample matière à interprétations, ce qui avait toujours été leur fort à propos des œuvres dTbsen :

Tandis que Ton retrouve en Solness Ibsen lui-même, un second y découvre Bjômson, un troisième, un symbole du parti de droite, un

1 Lettre du 30 octobre 1892, Bogormen , p. 27.

2 Lettre du 10 novembre 1892, citée par D. A. Seip, Hundreaarsutgaven, XII, p. 21.

0 Edmund Gosse, dans la préface à la seconde édition de sa traduction.

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