‹ Œuvres complètes. tome quinzièmeChapitre 48 sur 98 · DISCOURS · texte numérisé non relu

DISCOURS

A la fête pour la centième de L'Union des Jeunes.

14 septembre 1891.

.... Le docteur Ibsen dit ensuite qu’il n’était pas venu pour prononcer un discours. Lorsqu’on lui avait fait l’honneur et causé la joie de l'invitation à cette fête, il y avait mis expressément la condition qu’il ne tiendrait aucun discours ; il s’estimait donc autorisé à se contenter d'un remerciement pour l’honneur qu’on lui faisait, remerciement à ceux qui l’avaient invité, remerciement à toutes les personnes présentes, remerciement surtout aux artistes du théâtre, qui avaient interprété avec sentiment, finesse et intelligence L'Union des Jeunes , ouvrage qui était sorti de sa mémoire et était nouveau pour lui. Les artistes se l'étaient rappelé ; s'il avait, lui, donné quelque chose, il avait reçu quelque chose à son tour.

Une pensée triste lui était venue maintenant et en d’autres occasions antérieures. Quelle somme d’art de premier ordre et d'intelligence se trouvait à ce théâtre, et pourtant dans quelles conditions peu appropriées et peu entraînantes cet art était exercé !

L’orateur s’étendit ensuite sur l’histoire du nouveau Théâtre. Il rappela que l’invitation à souscrire des actions pour le nouveau Théâtre a été lancée il y a seize ou dix-sept ans. Pendant son long séjour à l’étranger sa pensée, à ce propos comme

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