‹ Œuvres complètes. tome quinzièmeChapitre 71 sur 98 · Rita. — Non, voyons, Hakon · texte numérisé non relu

Rita. — Non, voyons, Hakon

1. 25-P. 307, 1. 14. — Après la 1. 32, Skjoldheim continue : Mais l’été prochain, quand je retournerai aux fjelds, tu viendras avec moi, Alfred.

Alfred. — J’irai?

Mme Skjoldheim. — Oh ! fi, Hakon, penses-tu me quitter de nouveau?

Rita, à Alfred. — N’iras-tu pas volontiers, mon petit?

Alfred, hésitant. — Oh ! oui,... je voudrais bien. Si ce n’est pas trop dangereux, je...

Skjoldheim. — Dangereux? Comment cela, penses-tu?

Alfred. — Oui, si je pouvais facilement tomber et me faire du mal.

Skjoldheim, d’un ton décisif. — Il faut que l’enfant m'accompagne aux fjelds.

LE GRAND BROUILLON

Rita. — Et puis, il faut que tu demandes à ton père d'apprendre à tirer et à chasser et à nager... et tout cela. N’en as-tu pas envie, Alfred?

Alfred. — Si, je voudrais bien. Oui,... je n’ai qu’à être un peu prudent, et...

Skjoldheim. — Oui, certainement, il faut l'être. Mais maintenant tu peux descendre au jardin et t’amuser.

Alfred. — Est-ce que je ne prendrai pas des livres avec moi?

Skjoldheim. — Non, non, pas de livres.

Alfred. — Bon, je vais simplement descendre au jardin et m’amuser.

(Il va pour sortir sur la véranda, mais s’arrête et recule.)

Aïe ! non, je n’ose pas !

Skjoldheim. — Pourquoi n’oses-tu pas?

Alfred. — Non, voilà tante Ellen qui arrive.

Skjoldheim. — As-tu aussi tellement peur d’elle?

Mme Skjoldheim. — Qu’est-ce qu’elle peut vouloir ici?

Alfred. — Papa, crois-tu que c’est vrai qu’elle est loupgarou la nuit?

Skjoldheim. — Oh ! pas du tout. D’où peut te venir cette idée?

Alfred. — Je me l’imagine.

Skjoldheim. — Elle a eu bien des malheurs. Et ça l'a rendue un peu bizarre. Voilà tout.

(Mlle Garou monte l’escalier de la véranda. Elle est vieille, ses cheveux sont gris. Son regard est aigu et perçant. Robe démodée, bariolée. Capote noire et salopette noire. Elle tient à la main un grand parapluie rouge et un sac noir pend à son bras.)

Mlle Garou. — Bonjour, bonjour tout le monde. Il y a longtemps que je n’ai mis le pied ici.

Mme Skjoldheim. — Oui, il y a longtemps. Voulez-vous vous asseoir et vous reposer un peu?

Mlle Garou. — Oui certes ! Merci ! (elle s’assied sur une

LES MANUSCRITS

chaise près du canapé. Car j’ai été dehors à l’ouvrage. Et je vais y retourner. Et c’est fatigant.

Skjoldheim. — Ah! vous avez été ce matin...?

Mlle Garou. — Oui, à l’Ile Verte, (elle rit en dedans.)

P. 307, 1 . 15-16. — Chercher-fallu] chercher hier soir.

Ils y répugnaient fort. Mais à la fin il leur a bien fallu

b 19. — mon petit monsieur] mon garçon.

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