‹ Œuvres complètes. tome septièmeChapitre 68 sur 135 · CHEZ MOI · texte numérisé non relu

CHEZ MOI

La maison est sans bruit, la rue déserte.

Je suis assis, l'abat-jour sur la lampe; des ombres douces flottent dans la pièce;... les enfants entrent, saluent gentiment sous la fumée diffuse du havane.

Ils entrent à la file, enfants ailés, mes filles et mes garçons turbulents, le rose aux joues, comme sortant d’un bain. Quel mouvement, et quels ébats joyeux à parcourir tous les charmants royaumes.

Mais quand le jeu était le mieux en train, je regardai par hasard le miroir.

On y voyait, paisible et grave, un hôte aux yeux plombés, au gilet boutonné, et en pantoufles, si je ne me trompe.

Un poids tomba sur la bande agitée ; voici que l’un met son doigt dans sa bouche, un autre est planté là comme une souche;.,, on sait que les gamins les plus hardis s'intimident devant les étrangers.

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