‹ Œuvres complètes. tome treizième, Les Drames modernes (suite)Chapitre 107 sur 300 · LE FILS AUX GRANDS TALENTS AVORTÉS · texte numérisé non relu

LE FILS AUX GRANDS TALENTS AVORTÉS

Le pieux attachement aux parents le lie, la honte de la famille lui pèse.

La FEMME DU FILS.

Un peu plus âgée que lui ; bien douée pour ce qui est pratique ; prosaïque, de famille commune.

Le VIEIL ARMATEUR ET NÉGOCIANT RICHE.

Noceur discret.

Son fils, riche écrivain social.

Veuf ; lutte pour le droit des pauvres ; prend cela comme un sport.

L’Hôte : Eh bien, monsieur le chambellan, que dites-vous de ce Liebfraumilch? Chamb. : Oui, je dois reconnaître qu'il était parfait. 2e Chamb. : Oh, il a dû sûrement vous coûter gros? Hein? L’Hôte : Vous pouvez le jurer. Car il est d’une des années les meilleures... tout à fait les meilleures, je vous dirai. Gregers : Y a-t-il une si grande différence entre les années? L’Hôte : Non, vous êtes bon ! Vous, ça ne vaut pas la peine de vous offrir du bon vin. 2e Chamb. : Il en est du vin du Rhin comme... comme des photographies, monsieur... c’est du soleil que tout dépend. N’est-il pas vrai? Gregers : Oui, la lumière joue certes son rôle - .H. L. : En ces der¬

nières années on n’a pas vu nommer ici beaucoup de chambellans. Ier Chamb. : Non, il y a eu ici comme un temps nuageux ; pas assez de soleil. Gregers : Il en est donc peut-être des chambellans comme des sortes de vin. 2e Chamb. : Comment cela, monsieur? Gregers : Toutes les années ne sont pas aussi bonnes. L’Hôte : Non, entendez-vous cela, vous?

Graaberg, venant des bureaux : Veuillez m’excuser, mais il y a là quelqu’un qui voudrait sortir. L’Hôte : Ne vous gênez pas. (Ici se place V épisode du vieux. Le domestique de louage . Le goût pour le cognac , Pettersen.) Silence contraint. Le 2e chamb. lance des traits. Gregers est offensé. Al. K. : Mais ce n’est fichtre pas gentil de votre part. Le Chamb. : Mais je vous assure ; je n’y entendais pas malice. Mme M., avec la cigarette : Non, le chambellan est aimable, au fond. Mais, bon Dieu, il nous faut tous travailler pour vivre. (Ce thème a été déjà touché par Vhôte s adressant à Gregers.)

H. L., « le vieux coq »,•« lorgne » toutes les « fillettes » avec qrn il est familier.

Au Ier acte, le négociant finit par rudoyer le photographe quand on a trop bu. Halvdan s’en va. Il n’en souffle mot chez lui, conte à sa façon ce qui s’est passé à la soirée, il a été l’homme que l’on fête, etc. — Le lendemain, ceux qui ont l’âme généreuse lui rendent visite. — Sa mère est à l’asile d’aliénés. Est

devenue folle à la suite des malheurs de la famille. Il est possible que le fils, lui aussi, etc.

Le vieil Ekdal a des pigeons et d’autres oiseaux. Sa passion pour la chasse... Il a un vieux fusil... Hedvig — dénouement...

Mme S. : Glissez quelque chose à celui qui est là-bas, quelque chose de tout à fait bon. P. : Je vais le faire. (Il sort.)

Mme S. : Eh bien, il a eu quelque chose? P. : Mais oui, je lui ai glissé une bouteille de cognac. Mme S. : Oh, vous auriez pu trouver mieux que ça. P. : Non, madame, le cognac, il ne connaît rien de mieux.

AL K. ne voit aucune objection à ce que son père épouse Mme M. D’abord parce que cela vaudrait tout de même mieux que des scandales possibles avec des bonnes, et puis, parce que le père, s’il se marie, est obligé de donner sa part à son fils.

A. K. épouserait volontiers lui-même Mme M. Mais alors son père ne se marierait probablement pas, et par suite, pas de partage, « il n’est pas bon que les capitaux restent trop longtemps entre les mains des vieilles gens. Quatre cent mille couronnes chez un homme de trente-quatre ans sont plus productifs qu’un million chez un vieux de soixante ans ».

Le chamb. épouserait bien aussi Mme M. Mais ses moyens sont insuffisants... donc...

PERSONNAGES 63 Walle, négociant, etc.

35 (U abord écrit : 37) Halfdan Walle, son fils. 67 Ekdahl, ancien bailli.

(Biffé : Mme Ekdahl), sa femme.

37 (D'abord écrit : 35) Gregers Ekdahl, leur fils, photographe.

(Biffé : Hedvig, sa femme.)

39 Gina, sa femme.

14 Hedvig, leur fille aînée, quatorze à quinze ans.

(Biffé : leurs trois) enfants plus jeunes.

35 Mme Berta Sorby (Écrit d'abord : Lovstad), gouvernante chez le négociant.

Nanne, maître d’école.

Le Chambellan Flor (l’homme aux anecdotes).

Le Chambellan Rasmussen (satirique).

Le Chambellan Sæther (galant, bête).

Graaberg, fondé de pouvoir du négociant.

Pettersen, domestique du négociant.

Flasrud, cocher du négociant.

Invités du négociant, domestiques loués, etc.

(L'action se passe à Kristiania.)

L’allégorie sur les canards sauvages quand ils sont blessés... s’ils vont au fond, ces diables récalcitrants, ils se cramponnent... ; mais si l’on a un bon chien, et si l’eau est peu profonde, alors...

Hedvig comme canard sauvage...

Expériences de Gregers sur les premières et les plus profondes souffrances des enfants. Ce ne sont pas des douleurs d’affection ; non, ce sont les souffrances de famille,... ce qu’il y a de pénible dans les relations au foyer...

Gregers : Mais la prédication religieuse de Molvik a-t-elle quelque valeur?

Le Docteur : Oh pfuh, vous comprenez bien qu’elle ne vaut pas grand’chose ; mais pour les pauvres et gens de cette espèce, ça peut toujours suffire.

Hedvig décrit comment elle a vu pour la première fois une grande surface d’eau du haut d'une hauteur.

T. XIII

Les hommes sont des animaux marins... comme le canard sauvage... non des animaux terrestres... Gregers était fait pour la mer. Tous les gens y vivront un jour, quand toute la terre sèche y sera abîmée. Alors cessera la vie de famille.

» PREMIER ACTE

Biffé ;

t Dans la maison du négociant Walle.

Le père sait ébranler les idéals. L'ironie du sort dans le fait d'appartenir à une autre génération. Les dessins de Hedvig ne sont pas ses propres créations ; depuis qu'elle s'en rend compte, elle ne dessine plus. Le bonheur est fini quand elle découvre que la défiance du père à l'égard de son admiration est éveillée, combats, dérobades, observations, etc...

Un idéal subsiste toujours... Gregers, qui nie tous les autres, croit à « l'amitié »... Hjalmar pénètre les motifs égoïstes.

Hjalmar est aussi admiré dans sa famille parce qu'il entretient son père ; mais il ne le fait pas !

Chaque famille « va jusqu'au bout » dans une génération, et dans celle-ci en un individu déterminé. La famille Werle a atteint le sommet : le vieux négociant. — Le fils représente quelque chose de nouveau. (Biffé : le cas est le me...) Le cas est inverse pour Hedvig...

Hjalmar a été considéré par ses parents comme très beau ; il le croit lui-même ; il ne l’est pas.

Le Ier acte se termine sur des reproches de Gregers au sujet de

Hjalmar, adressés aux membres de la société, sur quoi il rompt avec son père.

Le 2e acte se termine ainsi : C’est la famille qui l’a dégradé.

Gregers : Crois-tu que j'ai inventé tout cela? Oh! non, je renonce à rien inventer. Mais cela est vivant, à l’état latent — — Le patriotisme est mort - etc.

Le médecin ment. (Dahl) c'est un mensonge... allons, laissons donc cet oiseau s’envoler.

Le théologien (Schibsted) moi... Sch... monsieur Sch... le licencié Schibsted... etc.

En Gregers est demeuré un point de superstition. Au dîner on est treize à table.

Hjalmar raconte au Ier acte une histoire très romantique sur sa mère qui serait devenue folle de chagrin parce que son avenir était gâché, et sur son père qui aurait commis ses délits par amour pour son fils. Gregers devient attentif;... plus tard, autre explication, prosaïque mais vraie.

La complication de ce qui est hérité et de ce qui est acquis par l’habitude.

L’attirance de Hedvig vers la mer.

Sa timidité.

La nécessité à cause de la faiblesse de sa vue de rester enfermée.

Premier acte.

Introduction par les domestiques ; le vieil Ekdal. Le négociant Werle et Mme Sôrby ; le négociant et Gregers (?)

Gregers et Hjalmar. Les invités ; le vieil Ekdal. Gregers et Werle.

2e acte.

Gina et Hedvig ; le vieil Ekdal. Les précédents et Hjalmar. Le vieil Ekdal et les précédents. Gina, Hedvig, Hjalmar et Gregers; conversation sur la situation dans la maison de Werle. Les précédents et le vieil Ekdal ; conversation sur les jours d'autrefois à l’usine, ensuite sur le canard sauvage. Gregers loue la chambre.

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