‹ Œuvres complètes. tome treizième, Les Drames modernes (suite)Chapitre 242 sur 300 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

REBEKKA, ouvre la porte et dit à mi-voix :

Voilà, madame Helseth. Maintenant vous pouvez le faire entrer.

(Elle va vers la fenêtre .

Peu après le proviseur Kroll entre par la droite . Il salue cérémonieusement y sans mot dire} et conserve son chapeau à la main.)

KROLL

Alors, il est sorti?

Oui.

REBEKKA

KROLL

Va-t-il loin d’habitude?

REBEKKA

Oui, assez. Mais aujourd’hui on ne peut rien prévoir avec lui. Et si vous ne voulez pas le rencontrer...

KROLL

Non, non. C’est à vous que je voudrais parler. Et seul à seule.

REBEKKA

Eh bien ! le mieux est de ne pas perdre de temps. Asseyezvous, monsieur le proviseur.

(Elle s'assied dans le fauteuil près de la fenêtre.

Kroll s’assied sur une chaise à côté d'elle.)

KROLL

Mademoiselle West,... vous ne pouvez sans doute vous imaginer combien je suis profondément et douloureusement affecté par ce... par ce revirement qui s’est produit en Johannes Rosmer.

REBEKKA

Nous nous attendions à ce qu'il en fût ainsi... pour commencer.

KROLL

Seulement pour commencer?

REBEKKA

Rosmer avait l'espoir certain que, tôt ou tard, vous le rejoindriez.

KROLL

Moi?

REBEKKA

Vous, comme tous ses autres amis.

KROLL

Oui, voyez-vous! Telle est la faiblesse de son jugement, lorsqu'il s'agit des hommes et de la vie.

REBEKKA

D'ailleurs,... puisqu'il sent comme une nécessité le besoin de s’affranchir entièrement...

KROLL

Oui, mais... c'est précisément ce que je ne crois pas.

Que croyez- vous donc?

KROLL

Je crois que c’est vous qui êtes au fond de tout cela REBEKKA

Cette idée vous vient de votre femme, proviseur Kroll.

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