‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 22 sur 75 · UN COBUR SOOS UNE PIERRE · texte numérisé non relu

UN COBUR SOOS UNE PIERRE

La réduction de Funivers à un seul être, la dilata* tien d*un seul être jusqu*à Dieu, Yoilà Tamour.

L*amour, c*est la salutation des anges aux astres.

Comme Tàme est triste quand elle est triste par Famour !

Quel vide que l'absence de Têtre qui à lui seul remplit le monde ! Oh ! comme il est yrai que Tèlre aimé •leWent Dieu. On comprendrait que Dieu en fût jaloux M le Père de tout n'avait pas évidemment fait la création pour rame, et Tàme pour Tamour.

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n suffit d'un sourire entrevu là-bas sous un chapeau de crêpe blanc à bavolet lilas, pour que Fâme entre dans le palais des rêves.

Dieu est derrière tout» mais tout cache Dieu. Les choses sont noires, les créatures sont opaques. Aimer un être, c'est le rendre transparent.

De certaines pensées sont des prières. Il y a des moments où, quelle que soit l'attitude du corps, l'âme est à genoux.

Les amants séparés trompent l'absence par mille choses chimériques qui ont pourtant leur réalité. On les empêche de se voir, ils ne peuvent s'écrire ; ils trouvent une foule de moyens mystérieux de correspondre. Ils s'envoient le chant des oiseaux, le parfum des fleurs, le rire des enfants, la lumière du soleil, les soupirs du vent, les rayons des étoiles, toute la création. Et pourquoi non? Toutes les œuvres de Dieu sont faites pour servir l'amour. L'amour est assez puissant pour charger la nature entière de ses messages.

0 printemps! tu es une lettre que je lui écris.

L'avenir appartient encore bien plus aux cœurs qu'aux esprits. Aimer, voilà la seule chose qui puisse occuper et remplir Téternité. A l'infini, il faut l'inépuisable.

L'amour participe de l'âme même. Il est de même nature qu'elle. Gomme elle il est étincelle divine, comme elle il est incorruptible, indivisible, impérissable. C'est un point de feu qui est en nous , qui est immortel et infini, que rien ne peut borner et que rien ne peut éteindre. On le sent brûler jusque dans la moelle des os et on le voit rayonner jusqu'au fond du ciel.

0 amour! adorations ! volupté de deux esprits qui se comprennent y de deux cœurs qui s'échangent, de deux regards qui se pénètrent? Vous me viendrez, n'est-ce pas, bonheurs! Promenades à deux dans les solitudes! journées bénies et rayonnantes! J'ai quel- ^efois rêvé que de temps en temps des heures se détachaient de la vie des anges et venaient ici-bas traverser la destinée des honmies.

Dieu ne peut rien ajouter au bonheur de ceux qui s'aiment que de leur donner la durée sans fin. Après

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une vie d'amour, une éternité d'amour, c'est une augmentation en effet; mais accroître en son intensité même la félicité ineffable que l'amour donne à l'âme dès ce monde, c'est impossible, même à Dieu. Dieu, c'est la plénitude du ciel ; l'amour, c'est la plénitude de l'homme.

Vous regardez une étoile pour deux motifs, parce qu'elle est lumineuse et parce qu'elle est impénétrable. Vous avez auprès de vous un plus doux rayonnement et un plus grand mystère, la femme.

Tous, qui que nous soyons, nous avons nos êtres respirables. S'ils nous manquent, l'air nous manque, nous étouffons. Alors on meurt. Mourir par manque d'amour, c'est affreux. L'asphyxie de l'âme.

Quand l'amour a fondu et mêlé deux êtres dans une unité angélique et sacrée , le secret de la vie est trouvé pour eux ; ils ne sont plus que les deux termes d'une même destinée ; ils ne sont plus que les deux ailes d'un même esprit. Aimez, planez !

Le jour où une femme qui passe devant vous dégage de la lumière en ^narchant, vous êtes perdu, vous aimez. Vous n'avez plus qu'une chose à faire, penser à elle si flxement qu'elle soit contrainte de penser à

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