‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 33 sur 100 · L :iii' -sir 1-^ 'nr-iiiUî- -P n.r-^iTi; t*^ ^-<ti · texte numérisé non relu

L :iii' -sir 1-^ 'nr-iiiUî- -P n.r-^iTi; t*^ ^-<ti

I. >:i^- i 7 iiîii»i-'. ui Jniijai iii'iiuiin MU U-jijL*^ m ii-:i*^ jiiaui:* nu. ^iui :».inu>v»ni,Mi

Seule en ta sombre tour aux faites dentelés.

D'où ton souffle descend sur les toits ébranlés,

0 cloche suspendue au milieu des nuées

Par ton vaste roulis si souvent remuées,

Tu dors en ce moment dans Tombre, et rien ne luit

Sous ta voûte profonde où sommeille le bruit.

Oh I tandis qu'un esprit qui jusqu'à toi s'élance,

Silencieux aussi, contemple ton silence.

Sens-tu, par cet instinct vague et plein de douceur

Qui révèle toujours une sœur à la sœur.

Qu'à cette heure où s'endort la soirée expirante.

Une âme est près de toi, non moins que toi vibrante.

Qui bien souvent aussi jette un bruit solennel.

Et se plaint dans l'amour comme toi dans le ciel ?

Oh ! dans mes premiers temps de jeunesse et d'aurore.

Lorsque ma conscience était joyeuse encore.

Sur son vierge métal mon âme avait aussi

Son auguste origine écrite comme ici,

Et sans doute à côté quelque inscription sainte.

Et, n'estrce pas, ma mère? une couronne empreinte!

A LOCIS 1. - Mi^^ y-,-< r-feM^Dls aussi, d'impéneta jamaui- •j. Titi: M^joars au cœur par it tûtsma. U4 -ro^. y i. y.f^Toc le hasard jusqu'à iKiof' i^ lori.i/-.-. M .îii-t,t Dotre escalier et poiifi£«iil un:-» inr-»-, ijJ v>i^D'»iit bien souvent InsoTtir^iiiuniu^ ai -m^^ . El qjî le foDl tinter pour d'autrw ou» imu- 3it-i. Lrs f>as^ii<os, hélas! tourbe us ,<'.iu> n'î-ximf'"!jr i~>~iler mon âme ont BÈUii-.t- w a rw- Et 'le quelque couteau se faîsaifl m. mm. >aD« respect pour le verbe é'-rn «u* *.iii urrtiii. Tuules. mêlant ensemble îujur*-- ^rr-tu*.. jije-i-,.i.-fn--. L'ont rayée en tous sens onou*- •'»i nmia* n^m.-. iiii leBom du Seigneur, ce ik>il ir-tmi 'f. -nii—. .Ve>t pas plus illisible et f-\at. c-éitru-- '

Mais qu'importe à la clot-b^ H çuan;...-^ t di-m. îuî. yua son heure, à son jour. r*r*^Ta wjm i^ r^'-'n.-jn'l*s touche l'une et l'autre et letj- djv : '.iuitt^i : ^udain, par toute voie et 6*: f^o* k* t-/^;^. ûe leur sein ébranlé, rempli •j'^r/ji-r»-' ot-^-cur**. A Iravers leur suriace, â trader? Ifart &'.nilîures, El la cendre et la rouille, amaç îjjjurieui. Quelque chose de grand s-'éj-andra daiis les cieux!

Ce sera Thosanna de toute créature !

Ta pensée, ô Seigneur ! ta parole, ô nature !

Oui, ce qui sortira, par sanglots, par éclairs.

Comme l'eau du glacier, comme le vent des mers.

Gomme le jour à flots des urnes de Taurore,

Ce qu'on verra jaillir, et puis jaillir encore,

Du clocher toujours droit, du front toujours debout,

Ce sera l'harmonie immense qui dit tout !

Tout ! les soupirs du cœur, les élans de la foule ;

Le cri de ce qui monte et de ce qui s'écroule ;

Le discours de chaque homme à chaque passion;

L'adieu qu'en s'en allant chante l'illusion ;

L'espoir éteint ; la barque échouée à la grève ;

La femme qui regrette et la vierge qui rêve ;

La vertu qui se fait de ce que le malheur

A de plus douloureux, hélas, et de meilleur;

L'autel enveloppé d'encens et de fidèles ;

Les mères retenant les enfants auprès d'elles ;

La nuit qui chaque soir fait taire l'univers

Et ne laisse ici-bas la parole qu'aux mers ;

Les couchants flamboyants ; les aubes étoilées ;

Les heures de soleil et de lune mêlées ;

Et les monts et les flots proclamant à la fois

Ce grand nom qu'on retrouve au fond de toute voix;

Et l'hymne inexpliqué qui, parmi des bruits d'ailes,

Va de l'aire de l'aigle au nid des hirondelles ;

Et ce cercle dont l'homme a sitôt fait le tour.

L'innocence, la foi, la prière et l'amour !

Et leternel reflet de lumière et de flamme

Que l'âme verse au monde et que Dieu verse à l'âme !

Oli ! c'est alors qu'émus et troublés par ces chants, Le peuple dans la ville et l'homme dans les champs. Et le sage attentif aux voix intérieures, A <]ui l'éternité fait oublier les heures. S'inclinent en silence; et que l'enfant joyeux Court auprès de sa mère et lui montre les cieux; l'Vst alors que chacun sent un baume qui coule Sjr tous ses maux cachés ; c'est alors que la fouie El le cœur isolé qui souffre obscurément Boivent au même vase un même enivrement; Et que la vierge, assise au rebord des fontaines, Suspend sa rêverie à ces rumeurs lointaines ; Ct-st alors que les bons, les faibles, les méchants, Tuus à la fois, la veuve eu larmes, les marchands I>ODt l'échoppe a poussé sous le sacré portique Comme un champignon vil au pied d'un chêne antique, Et le croyant soumis prosterné sous la tour, Ecoulent, effrayés et ravis tour à (our. Comme on rêve au bruit sourd d'une mer écumanle, U grande àme d'airain qui là-haut se lamente !

Hymne de la nature et de Thumanité !

Hymne par tout écho sans cesse répété !

Grave, inouï, joyeux, désespéré, sublime !

Hymne qui des hauts lieux niisselle dans Tablme,

Et qui des profondeurs du gouffre harmonieux.

Comme une onde en brouillard, remonte dans les cieux !

Cantique qu'on entend sur les monts, dans les plaines,

Passer, chanter, pleurer par toutes les haleines,

Écumer dans le fleuve et frémir dans les bois,

A l'heure où nous voyons s'allumer à la fois.

Au bord du ravin sombre, au fond du ciel bleuâtre,

L'étoile du berger avec le feu du pcître !

Hymne qui le matin s'évapore des eaux.

Et qui le soir s'endort dans le nid des oiseaux !

Verbe que dit la cloche aux cloches ébranlées.

Et que l'âme redit aux âmes consolées !

Psaume immense et sans fin que ne traduiraient pas

Tous les mots fourmillants des langues d'ici*bas.

Et qu'exprime en entier dans un seul mot suprême

Celui qui dit : je prie, et celui qui dit : j'aime!

Et ce psaume éclatant, cet hymne aux chants vainqueurs Qui tinte dans les airs moins haut que dans les cœurs, Pour sortir pins à flots de leurs gouflres sonores.

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Oh! c'est on beau triomphe à votre loi sublimo» Seigneur, pour vos regards dont le feu nous nuùme ;

C'est un spectacle auguste, ineffable, et bien doux A rhomme comme à Tange, à Tange comme à vous. Qu'une chose, en passant par l'impie avilie. Qui, dès que votre esprit la touche, se délie. Et, sans même songer à son indigne affront. Chante, l'amour au cœur et le blasphème au front !

Voilà sur quelle pente, en ruisseaux divisée. S'écoulait flots à flots l'onde de sa pensée. Grossie à chaque instant par des sanglots du cœur. La nuit, que la tristesse aime comme une sœur. Quand il redescendit, avait couvert le monde ; Il partit ; et la vie, incertaine et profonde. Emporta vers des jours plus mauvais ou meilleurs. Vers des événements amoncelés ailleurs.

Cet homme au flanc blessé, ce front sévère où tremble Une ame en proie au sort, soumise et tout ensemble Rebelle au dur battant qui la vient tourmenter, De verre pour gémir, d'airain pour résister.

Août 1834.

L*a-t''. sHiif *^r"^n**ir "«lunK m • j.ir -=mi5 aiii»»ir

Sur les stalles du chœur d'où s'élance leur vol Avaient ployé leurs ailes.

L'ardent musicien qui sur tous à pleins bords

Verse la sympathie, L^homme-esprit n'était plus dans l'orgue, vaste corps

Dont l'àme était partie.

La main n'était plus là, qui, vivante et jetant

Le bruit par tous les pores, Tout à l'heure pressait le clavier palpitant.

Plein de notes sonores,

les faisait jaillir sous son doigt souverain Qui se crispe et s'allonge.

Et ruisseler le long des grands tubes d'airain Gomme l'eau d'une éponge.

L'orgue majestueux se taisait gravement

Dans la nef solitaire ; L'orgue, le seul concert, le seul gémissement

Qui mêle aux cieux la terre ;

La seule voix qui puisse, avec le flot dormant

Et les forêts bénies.

Murmurer ici-bas quelque commencement

Des choses infinies.

L'église s'endormait à l'heure où tu t'endors, 0 sereine nature !

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