DANS L EGLISE DE **\ HJ
A peine quelque lampe aa f<Mid des corridors Éloîlail Fombre obseiire.
A peine on entendait flotter quelque soupir,
Quelque basse parole, Comme en une forêt qui vient de s*assoupir
Un dernier oiseau vole ;
Hélas ! et l'on sentait, de moment en moment,
Sous cette voûte sombre, Quelque chose de grand, de saint et de charmant
S'évanouir dans l'ombre.
Elle était triste et calme à la chute du jour,
L'église où nous entrâmes ; L'autel sans serviteur, comme un cœur i^nm »rnour,
Avait éteint ses flammes.
Votre front se pencha, morne et trembUnt H\é,rk,
Comme une nef qui s^mibr^r.
Tandis qu'on entendait dans la ville au 4*:Uor^
Passer des voix sans f$otuhr^s.
El ces voix qui pa^sti^^ut c>^-.^jt jV\ffuU:it.<:'A :
A nous les coupes d'or pleines d'un vin charmant! A d'autres les calices !
« Jouissons! l'heure est courte et tout fuit promptenieiil
L'urne est vite remplie !
Le nœud de l'âme au corps, hélas ! à tout moment
Dans l'ombre se délie.
« Tirons de chaque objet ce qu'il a de meilleur,
La chaleur de la flamme, Le vin du raisin mûr, le parfum de la fleur,
Et l'amour de la femme !
« Épuisons tout ! Usons du printemps enchanté
Jusqu'au dernier zéphire, Du jour jusqu'au dernier rayon, de la beauté
Jusqu'au dernier sourire !
« Allons jusqu'à la fin de tout, en bien vivant.
D'ivresses en ivresses.
Une chose qui meurt, mes amis, a souvent
De charmantes caresses!
« Dans le vin que je bois ce que j'aime le mieux.
C'est la dernière goutte.
L'enivrante saveur du breuvage joyeux
Souvent s'v cache toute.
« Sur chaque volupté pourquoi nous hâter tous, Sans plonger dans son onde.
An r:»*îlK^ irrar.^ m t^.
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Les flots les plus hautains^ in^ qî»^ vi*ra: ua •ivuriL
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« Vivons donc! ^i Luvoqs^ da ^«ir jn^p';ia !r..t:^a. Pour Toubli «le nous-m<îme !
Et déployons gaîment la nappe du festin. Linceul du chagrin blême !
« L'ombre attachée aux pas du beau plaisir vermeil,
C'est la tristesse sombre.
Marchons les yeux toujours tournés vers le soleil ;
Nous ne verrons pas l'ombre.
« Qu'importe le malheur, le deuil, le désespoir
Que projettent nos joies, Et que derrière nous quelque chose de noir
Se traîne sur nos voies !
« Nous ne le savons pas. — Arrière les douleurs.
Et les regrets moroses !
Faut-il donc, en fanant des couronnes de fleurs,
Avoir pitié des roses ?
€ Les vrais biens dans ce monde, — et l'autre est importun !
C'est tout ce qui nous fête.
Tout ce qui met un chant, un rayon, un parfum,
Autour de notre tète.
« Ce n'est jamais demain, c'est toujours aujourd'hui !
C'est la joie et le rire !
C'est un sein éclatant, peut-être plein d'ennui.
Qu'on baise et qui soupire I
« C'est l'orgie opulente, enviée au dehors, Contente, épanouie.
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— « Dieu qui m'aTei fiil ct'îi^.
Vou> m'avez iv^.enrée ici f^^ur dts Ci:':r.î»iî> Ik»nt je tremble, o m.>ii mAiîre!
« Ayez pitié ! L'esquif où ohanoellenl me> pas Est sans voile et saii< rames.
Comme pour les enfants, pourquoi n*avez-vous pas Des anges pour les femmes?
« Je sais que tous nos jours ne sont rien, Dieu tonnant, DeTant vos jours sans nombre
Vous seul êtes réel, palpable el rayonnant; Tout le reste est de Tombre.
« Je le sais. Mais cette ombre où nos cœurs sont flottant:
J'y demande ma route.
Quelqu'un répondra-t-il ? Je prie, et puis j'attends.
J'appelle, el puis j'écoute.
« Nul ne vient. Seulement, par instants, sous mes pas.
Je sens d'affreuses trames.
Gomme pour les enfants, pourquoi n'avez-vous pas
Des anges pour les femmes?
« Seigneur ! autour de moi, ni le foyer joyeux.
Ni la famille douce.
Ni l'orgueilleux palais qui touche presque aux cieux.
Ni le nid dans la mousse,
« Ni le fanal pieux qui montre le chemin.
Ni pitié, ni tendresse.
Hélas! ni l'amiUé qui nous serre la main.
Ni l'amour qui la presse,
c Seigneur, autour de moi rien n*est resté debout.
Je pleure et je végète.
Oubliée au milieu des ruines de tout,
Gonune ce qu'on rejette !
« Pourtant je n'ai rien fait à ce monde d'airun* Vous le savez vous-même.