‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 36 sur 100 · V ::^.J «rune aube d'amour luoi .mm · texte numérisé non relu

V ::^.J «rune aube d'amour luoi .mm

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Laisse après cinq i-rn.»- vi.»* :»^i '>'^* u* t Vuii*.-**^ *

Et tandis que je lis, rêvant, presque priant. Celui qui me verrait me verrait souriant ; Car, loin des bruits du monde et des sombres orgies. Tes pudiques chansons, tes nobles élégies, Vierges au doux profil, sœurs au regard d'azur. Passent devant mes yeux, portant sur leur front pur. Dans les sonnets sculptés, comme dans des amphores. Ton beau style, étoile de fraîches métaphores !

24 octobre 1835.

Lc^ autres en tout sens laissent aller leur vie,

Leur àme, leur désir, leur instinct, leur envie.

Tuui marche en eux au gré des choses qui viendront,

Laclion sans Tidée et le pied sans le front.

Ils suivent au hasard le projet ou le rêve,

Toute porte qui s'ouvre ou tout vent qui s'élève.

Le présent les absorbe en sa brièveté.

lU ne seront jamais et n'ont jamais été;

lu sont, et voilà tout. Leur esprit flotte et doute.

Ils vont, le voyageur ne tient pas à la route.

Et tout s'efface en eux à mesure, l'ennui Par la joie, oui par non, hier par aujourd'hui. Ils vivent jour à jour et pensée à pensée. Aucune règle au fond de leurs vœux n'est tracée ; Nul accord ne les tient dans ses proportions. Quand ils pensent une heure, au gvé des passions. Rien de lointain ne vient de derrière leur vie Retentir dans l'idée à cette heure suivie ; Et pour leur cœur terni l'amour est sans douleurs. Le passé sans racine et l'avenir sans fleurs.

Mais vous qui répandez tant de jour sur mon âme,

Vous qui depuis douze ans, tour à tour ange et femme.

Me soutenant là-haut ou m'aidant ici-bas.

M'avez pris sous votre aile ou calmé dans vos bras ;

Vous qui, niettant toujours le cœur dans la parole.

Rendez visible aux yeux, comme un vivant symbole.

Le calme intérieur par la paix du dehors,

La douceur de l'esprit par la santé du corps,

La bonté par la joie, et, comme les dieux même,

La suprême vertu par la beauté suprême ;

Vous, mon phare, mon but, mon pôle, mon aimant !

Tandis que nous flottons à tout événement.

Vous savez que toute âme a sa règle auprès d'elle ;

Tout en vous est serein, rayonnant et fidèle,

Vous ne dérangez pas le tout harmonieux.

Et vous êtes ici comme une sphère aux cieux.

Rien ne se heurte en vous; tout se tient avec grâce;

Votre âme en souriant à votre esprit s'enlace.

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