DANS L*ÉGLISE DE
Toutes mes actions passent le front serein Devant votre œil suprême.
« Jusqu'à ce que le pauvre en ait pris la moitié,
Tout ce que j'ai me pèse.
Personne ne me plaint. Moi, de tous j'ai pitié.
Moi, je souffre et j'apaise !
« Jamais de votre haine ou de votre faveur
Je n'ai dit : Que m'importe?
J'ai toujours au passant que je voyais rêveur
Enseigné votre porte.
• Vous le savez. Pourtant mes pleurs, que vous voyez.
Seigneur, qui les essuie?
Tout se rompt sous ma main, tout tremble sous mes pieds,
Tout croule où je m'appuie.
« Ma vie est sans bonheur, mon berceau fut sans jeux.
Cette loi, c'est la vôtre !
Tous les rayons de jour de mon ciel orageux
S'en vont l'un après l'autre.
« Je n'ai plus même, hélas ! le flux et le reflux
Des clartés et des ombres.
Mon esprit chaque jour descend de plus en plus
Parmi les rêves sombres.
< On dit que sur les cœurs pleins de trouble et d'effroi Votre grâce s'épanche.
Soutenez-moi, Seigneur! Seigneur, soutenez-moi. Car je sens que tout penche ! »
Et moi, je contemplais celle qui priait Dieu
Dans l'enceinte sacrée, La trouvant grave et douce et digne du saint lieu.
Cette belle éplorée.
Et je lui dis, tâchant de ne pas la troubler, La pauvre enfant qui pleure.
Si par hasard dans l'ombre elle entendait parler Quelque autre voix meilleure.
Car, au déclin des ans comme au matin des jours,
Joie, extase ou njartyre.
Un autel que rencontre une femme a toujours
Quelque chose à lui dire.
c 0 madame! pourquoi ce chagrin qui vous suit? Pourquoi pleurer encore.
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