‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 38 sur 100 · L-^ di'.res 's^jQt des bptiits; vous^ vous êtes un ebaiit · texte numérisé non relu

L-^ di'.res 's^jQt des bptiits; vous^ vous êtes un ebaiit

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Toi! sois bénie à jamais!

Eve qu'aucun fruit ne tente !

Qui de la vertu contente Habites les purs sommets !

Ame sans tache et sans rides, Baignant tes ailes candides, A l'ombre et bien loin des yeux, Dans un flot mystérieux.

Moiré de reflets splendides !

Sais-tu ce qu'en te voyant L'indigent dit quand tu passes?

— Voici le front plein de grâces Qui sourit au suppliant !

Notre infortune la touche.

Elle incline à notre couche

Un visage radieux;

Et les mots mélodieux

Sortent charmants de sa bouche ! •

Sais-tu, les yeux vers le ciel, Ce que dit la pauvre veuve?

— Un ange au fiel qui m'abreuve Est venu mêler son miel.

Gomme à l'herbe la rosée, Sur ma misère épuisée Ses bienfaits sont descendus.

Nos cœurs se sont entendus.

Elle heureuse, et moi brisée !

J'ai senti que rien d'impur Dans sa gaité ne se noie, Et que son front a la joie Comme le ciel a l'azur.

Son oeil de même a su lire Que le deuil qui me déchire N'a que de saintes douleurs.

Comme elle a compris mes pleurs.

Moi, j'ai compris son sourire. —

Pour parler des orphelins.

Quand, près du foyer qui tremble.

Dans mes genoux je rassemble Tes enfants de ton cœur pleins ;

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