DATE LILIA
Xoii oi^eil, moD espoir, mon abri, mon recours!
Ti-il i\e mes jeunes ans qu'espèrent mes vieux jours !
Ccsl elle î la vertu sur ma tête penchée;
La ligure d'albâtre en ma maison cachée ;
L'arbre qui, sur la route où je marche à pas lourds.
Verse des fruits souvent et de l'ombre toujours ;
La fi'inine dont ma joie est le bonheur suprême ;
ijiii, si nous chancelons, ses enfants ou moi-même,
Saus parole sévère et sans regard moqueur,
U''^ soutient de la main et me soutient du cœur;
d'Ile qui, lorsqu'au mal, pensif, je m'abandonne,
K'ulc peut me punir et seule me pardonne ;
i,*ui (le mes propres torts me console et m'absout ;
A qui j'ai dit : toujours ! et qui m'a dit : partout !
tlli' : tout dans un mot t c'est dans ma froide brume
lue fleur de beauté que la bonté parfume!
Il une double nature hymen mystérieux !
b fleur est de la terre et le parfum des cieux !
16 octobre iKi.
La pièce I, Intitulée Dicté après Juillet 1830, avait Até d'aiwrd iubliée avec ce titre-dédicace : Aox thois écoles, qu'expliquait !i note suivante :
Celte ode est adressée k toute la jeunesse. Mais elle ipprouTera sans doute que l'école polytechnique, l'école lie droit et l'école de médecine la représentent ici comme ils l'ont représentée dans les grandes journées de juillet. La gloire de ces trois admirables écoles est commune A lOQie la nouvelle génération.
^ous relevons dans le manuscrit autographe les variantes qui
suivent :
M. — A U. LE DUC d'O.
-■ Car c'est avec ces pleurs répandus nuit et
Sainte rosée, eau pure où se lavent les trônes, Que l'on fait regermer des fleurons aux couronnes.