DATE LILIA
Oh î si %'ous rencontrez quelque part sous ien cieux Une femme au front pur, au pas grave, aux doux y<Mix, Que suivent quatre enfants dont le dernier cliann»|l<s Le^ surveillant bien tous, et, s'il passe aupW;H d'i'lh' (Quelque aveugle indigent que Tàge appesantit, Mettant une humble aumône aux mains du pluH p^til ; Si, quand la diatribe autour d*un nom KV;laijc<% Vous voyez une femme écouter en silen^M;, El douter, puis vous dire : — AW'wIouh pour yiv* r. yuel est celui de nous qu*on ne pourr;jît i'Uhty*'i7 On est prompt à ternir les cllOM'^ l*-* j;lu% b^ll'ie La louange est sans pieds H le iAnm*' u d** mU^. r •
Si, lorsqu'un souvenir, ou peut-être un remords,
Ou le hasard vous mène à la cité des morts.
Vous voyez, au détour d'une secrète allée.
Prier sur un tombeau dont la route est foulée,
Seul avec des enfants, un être gracieux
Qui pleure en souriant comme Ton pleure aux cieux ;
Si de ce sein brisé la douleur et l'extase
S'épanchent comme l'eau des fêlures d'un vase ;
Si rien d'humain ne reste à cet ange éploré ;
Si, terni par le deuil, son œil chaste et sacré,
Bien plus levé là-haut que baissé vers la tombe,
Avec tant de regret sur la terre retombe
Qu'on dirait que son cœur n'a pas encor choisi
Entre sa mère au ciel et ses enfants ici ;
Quand, vers Pâque ou Noël, l'église, aux nuits tombantes,
S'emplit de pas confus et de cires flambantes.
Quand la fumée en flots déborde aux encensoirs
Comme la blanche écume aux lèvres des pressoirs,
Quand au milieu des chants d'hommes, d'enfants, de femmei
Une âme selon Dieu sort de toutes ces âmes.
Si, loin des feux, des voix, des bruits et des splendeurs,
Dans un repli perdu parmi les profondeurs.
Sur quatre jeunes fronts groupés près du mur sombre,
Vous voyez se pencher un regard voilé d'ombre
Où se mêle, plus doux encor que solennel,
Le rayon virginal au rayon maternel ;
Oh! qui que vous soyez, bénissez-la. C'est elle! La sœur, visible aux yeux, de mon âme immortelle !