‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 53 sur 100 · A ALBERT DURER · texte numérisé non relu

A ALBERT DURER

Dans le> vieilles forêt? oii la sève à grands flot^;

0»urt du fût Doîr de Taulue au tronc blanc des bouleaux.

Bien de^ fji«, ii'e«it-ce pas? à travers la clairière^

Pâle, effaré, n'osanl regarder en arrière.

Tu t'es bâté, tremblant et d'un pa« convuKif,

0 mon maître All:»ert Dure, ô vieux f»ein1re p*'rj-if !

On devine, devant tes tableaux qu'on \^u^'rf.

Que dan*» les n^nT^ tal^i^ ton f^^'û vi^onnaire

Voyait di=itinctement, par loiubre re':ou^*'rt^•,

Le faime aux d.'irts painié*'. le «^yî^ain a^jx r*-yx M-fi*.

Paa, qui rev^t de Ci*urs l'autre ou tu tp r<;':u**;ll»'»-,

EtFantique drya'ie aux inainë pW^ine»- d*- l*;uJi»'»

tne for^t pour toi. c'e-<t ui' iiion'i^ iji'j*^ur. Mmre et ie r»-**! *• v iii*''*i*Mf* lou» 1*> ô*:uf

Là se penchent rêveurs les vieux pins, les grands ormes

Dont les rameaux tordus font cent coudes difformes.

Et dans ce groupe sombre agité par le vent

Rien n*est tout à fait mort ni tout à fait vivant.

Le cresson boit; Teau court; les frênes sur les pentes.

Sous la broussaille horrible et les ronces grimpantes,

Contractent lentement leurs pieds noueux et noirs.

Les fleurs au cou de cygne ont les lacs pour miroirs ;

Et sur vous qui passez et Tavez réveillée.

Mainte chimère étrange à la gorge écaillée,

D*un arbre entre ses doigts serrant les larges nœuds.

Du fond d*un antre obscur fixe un œil lumineux.

0 végétation ! esprit ! matière ! force !

Couverte de peau rude ou de vivante écorc€ !

Aux bois, ainsi que toi, je n*ai jamais erré, Maître, sans qu'en mon cœur l'horreur ait pénétré. Sans voir tressaillir l'herbe, et, par le vent bercées, Pendre à tous les rameaux de confuses pensées. Dieu seul, ce grand témoin des faits mystérieux. Dieu seul le sait, souvent, en de sauvages lieux, J*ai senti, moi qu'échauffe une secrète flamme. Comme moi palpiter et vivre avec une âme. Et rire, et se parler dans l'ombre à demi-voix. Les chênes monstrueux qui remplissent les bois.

20 avril 4837.

Puisqu'ici-bas toute âme Donne à quelqu'un

Sa musique, sa flamme, Ou son parfum;

Puisqu'ici toute chose

Donne toujours Son épine ou sa rose

A ses amours;

Puisqu'avril donne aux chênes Un bruit charmant;

Que la nuit donne, aux peines L'oubli dormant ;

Puisque l'air à la branche

Donne l'oiseau ; Que l'aube à la pervenche

Donne un peu d'eau ;

Puisque, lorsqu'elle arrive

S'y reposer, L'onde amère à la rive

Donne un baiser;

Je te donne, à cette heure,

Penché sur toi, La chose la meilleure

Que j'aie en moi !

Reçois donc ma pensée.

Triste d'ailleurs.

Qui, comme une rosée,

T'arrive en pleurs !

Reçois mes vœux sans nombre,

0 mes amours !

Reçois la flamme ou l'ombre

De tous mes jours !

Mes transports pleins d'ivresses, Purs de soupçons,

PUISQU" ICI-BAS TOUTE AME t^t

Et toutes les caresses De mes chansons!

Mon esprit qui sans voile

Vogue au hasard, Et qui n'a pour étoile

Que ton regard !

Ma muse, que les heures

Bercent rêvant, Qui, pleurant quand lu pleures.

Pleure souvent!

Re«;oi^, mon bien céleste,

0 ma beauté.

Mon cœur, «Ijnl rirrn ne rr^V-,

L'amour Oté !

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- le l iviis pa* Tu^ eD';.jr: <:>r [.": i:. *• ^. V , irrir»? ou 'lan-i le ciel l<r* i*îr»:> îr f-. i^ T-.ir. .--■: afC'arut ^>U'laiirà tes vriji. f ri.- L-r ^rt I^kIW, : . -■i un tif'U railieux 'lui ray.:.r;Ei;! [L:.!:;^ -juVIlt'. "■■^s ':h«Teax fiétillaienl de mi"ê 'J;j:Lv-.nt~. Iti •>rche*tre Iremblaît à (■■u? fe-^ oimuv..-iiioiiI* T-.i'ii-i qu'elle enivrait la f^ule iiiileiaiite. K-.n-.-he avec des yeus noirs, jeune, prande, éolalanle T'-rji en elle élait feu qui brille, ardeur qui ril. La fiarole parfois looibail de son esprit 0>mine nn épi doré du sac de la glaneuse, "u ^rtait de sa bouche eu vapeur lumineuse.

Chacun se récriait, admirant tour à tour Son front plein de pensée éclose avant Tamour, Son sourire entr'ouvert comme une vive aurore. Et son ardente épaule, et, plus ardents encore. Gomme les soupiraux d'un centre étincelant. Ses yeux où l'on voyait luire son cœur brûlant. Elle allait et passait comme un oiseau de flamme. Mettant sans le savoir le feu dans plus d'une âme. Et dans les yeux fixés sur tous ses pas charmants Jetant de toutes parts des éblouissements !

Toi, tu la contemplais n'osant approcher d'elle. Car le baril de poudre a peur de l'étincelle.

26 mai 1837.

J' une bomme, ce méchant fait une lâche guern?,

T'»D indignation ne réf>ou vante guère,

*>»i^-moi «i-.»DC, laî^*^ en paix. j':fU5je Uornut^t ;iu n//hl<î r,//*ur,

La LiLjLc csî i»>L oàtîUT. 4»a t»uyu». b^»ii Uî^V'^;** "!

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