L-SL7*i! j*^u' u*nr i'wj* i *<jri, ^m- î,su'^.<ti
Qu'ils errent, joyeux et vainqueurs !
Que le rossignol chante, oiseau dont la voix tendre Contient de rharmonie assez pour en répandre
Sur tout Tamour qui sort des cœurs I
Que, blé qui monte, enfant qui joue, eau qui murmure. Fleur rose où le semeur rêve une pêche mûre.
Que tout semble rire ou prier!
Que le chevreau gourmand, furtif et plein de grâces. De quelque arbre incliné mordant les feuilles basses.
Fasse accourir le chevrier!
Qu'on songe aux deuils passés en se disant : qu'était-ce? Que rien sous le soleil ne garde de tristesse !
Qu'un nid chante sur les vieux troncs ! Nous, tandis que de joie au loin tout vibre et tremble, Allons dans la forêt, et là, marchant ensemble.
Si vous voulez, nous songerons.
Nous songerons tous deux à cette belle fille
Qui dort là-bas sous l'herbe où le bouton d'or brille.
Où l'oiseau cherche un grain de mil.
Et qui voulait avoir, et qui, triste chimère ! S'était fait cet hiver promettre par sa mère
Une robe verte en avril.
Avril 1837.
X izri
Il Tjt^iliiiri. "l'Jii: ♦ Lï=-.fijr sir tt T^-nii siMt-fK
•►j- rLTLitaj* ai ^unimiiL. ji> UiCins mus i.aj^ Wui;r^
Douce f>*T-T>> xi>t iuii* iïit: *<is ;i'^-v:r> ùvc^-s^ Die avâii «*>:;§ ie Tf^r? ^::2 *e^3 p^.'c^^e x^V/Tj^'^v^ Û'enfanls aax iects de citrir^» aux choxv;;\ eu Vcvv.vx^ ,;>^t^ Frais, et plus charî»aî:e> que de \io:'.Io5 muraù'xO^> Qui, bniyaoU, tous ensemble, à jr^uvls cris «^pj^olu^l D'autres qui, tout petits, se hàuiont ou tr\MubU«K Dérobant sans pitié quelque laitière absouUN
•H. Il»
Sous leur bouche joyeuse et peut-être blessante Et sous leurs doigts pressant le lait par mille trous. Tiraient le pis fécond de la mère au poil roux. Elle, bonne et puissante et de son trésor pleine, Sous leurs mains par moments faisant frémir à peine Son beau flanc plus ombré qu'un flanc de léopard, Distraite, regardait vaguement quelque part.
Ainsi, nature! abri de toute créature!
0 mère universelle ! indulgente nature ! Ainsi, tous à la fois, mystiques et charnels, Cherchant l'ombre et le lait sous tes flancs étemels, Nous sommes là, savants, poëtes, pèle-mèle, Pendus de toutes parts à ta forte mamelle ! Et tandis qu'affamés, avec des cris vainqueurs, A tes sources sans fin désaltérant nos cœurs, Pour en faire plus tard notre sang et notre âme, Nous aspirons à flots ta lumière et ta flamme. Les feuillages, les monts, les prés verts, le ciel bleu. Toi, sans te déranger, tu rêves à ton Dieu !
15 mai 1837.