‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 69 sur 100 · A MADEMOISELLE FANNY DE V · texte numérisé non relu

A MADEMOISELLE FANNY DE V

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Qui jette le plus de rayons Répand aussi le plus de larmes.

Vous que rien ne vient éprouver, Vous avez tout, joie et délire, L'innocence qui fait rêver, L'ignorance qui fait sourire.

Vous avez, lys sauvé des vents.

Cœur occupé d'humbles chimères.

Ce calme bonheur des enfants, Pur reflet du bonheur des mères.

Votre candeur vous embellit.

Je préfère à toute autre flamme Votre prunelle que remplit La clarté qui sort de votre âme.

Pour vous ni soucis ni douleurs.

La famille vous idolâtre.

L'été, vous courez dans les fleurs ; L'hiver, vous jouez près de l'âtre.

La poésie, esprit des cieux, Près de vous, enfant, s'est posée ;

A MADEMOISELLE FANNV DE P. 435

Votre mère Ta dans ses yeux.

Votre père dans sa pensée.

Profitez de ce temps si doux!

Vivez! — La joie est vite absente; Et les plus sombres d'entre nous Ont eu leur aube éblouissante.

Comme on prie avant de partir, Laissez-moi vous bénir, jeune âme, Ange qui serez un martyr !

Enfant qui serez une femme !

Février i840.

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