‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 8 sur 100 · NOCES ET FESTINS · texte numérisé non relu

NOCES ET FESTINS

A l'heure où table, et salle, et valets, et convives. Et Oambeaux couronnés d'auréoles plus vives. Et l'orchestre caché qui chante jour et nuit. Epanchent plus de joie, et de flamme, et de bruit. Hélas ! à cet instant d'ivresse et de délire. Où le banquet hautain semble éclater de rire, Narguant le peuple assis à la porte eu haillons. Quelqu'un frappe soudain l'escalier des talons. Quelqu'un survient, quelqu'un en bas se fait entendre. Quelqu'un d'iuattendu qu'on devrait bien attendre !

Ne fermez pas la porte. Il faut ouvrir d'abord. Il faut qu'on laisse entrer. — Et tantôt c'est la mort, Tantôt l'exil qui vient, la bouche haletante. L'une avec un tombeau, l'autre avec une tente, La mort au pied pesant, l'exil au pas léger. Spectre toujours vêtu d'un habit étranger.

Le spectre est effrayant. Il entre dans la salle. Jette sur tous tes fronts son ombre colossale, tlourbe chaque convive ainsi qu'un arbre au vent ; Puis il en choisit un, le plus ivre souvent. L'arrache du milieu de la table effrayée, Et l'emporte, la bouche encor mal essuyée t

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