SCENE PREMIERE
JANE. JOSIIUA.
".t '■•Mit avec pr^taUion ensiiilevant un'î<li»s t 'nture-i noires par quelque
petite porte pritiqu»."* I.».
J.VNK.
Ou sommes-nous, Joshua?
JOSHl-V.
Sur le grand palitT <lc rescali^^r par oii descendent
H4 UARIE TDDOR.
les condamnés qui vont, au supplice. Gela a éié tcnJu ainsi sous Henri VIII.
Aucun moyen de sortir de la Tour?
JOSHUA
Le peuple garde toutes les issues. Il veut être sûr, cette fois, d'avoir son condamne. Personne ne pourra sortir avant l'exécution.
JANE
La proclamation qu'on a faite du haut de ce balcoa me résonne encore dans l'oreille. L'avez-vous entendue, quand nous étions en bas? Tout ceci est horiible, Joshua !
JOSHUA
Ah ! j'en ai vu bien d'autres, moi !
JANE
Pourvu que Gilbert ait réussi à s'évader! Le croyezvous sauvé, Joshua?
JOSBUA.
Sauvé ! J'en suis sûr.
JANE
Vous en êtes sûr, bon Joshua ?
JOSBUA.
La Tour n'était pas investie du côté de l'eau. El puis, quand il a dû partir, l'émeute n'était pas ce qu'elle a été depuis. C'était une belle émeute, savez- Tous!
JOIRNËE III. — LEQUEL DES DEUXf S65
JANE
VoU'i cles sûr qu'il est sauvé?
JOSHUA
El «lu'il vous attiMi«i, à celle heure, sous la première ari^lii' «lu |»oiil lie Loiielres, où vous le rejoiiuirez avanl minuit.
JANK.
Mon Dieu! il va elre iniiuiet de sou côlé.
\p«r>-«\Aiit î'^intirc de la reioo.
— ilifj! ijuesl-ce que c'est que cela, Josliua?
J os H l'A, ba», en lui prenant la main.
Sih'noc ! — c'esl la lionne qui {,'uelle.
^■-s:*■.T -p- Jas-* cimNK*re cette talhouetta a<>ire avec teneur, un coto'id uno voit r*ifnf^-. '1 '11 (tarait \«nir «l'en haut, prononcer lontcment et dittiactement c<*« îar W%
LA VOIX
— (U'iui (|ui marche à ma suile, couvert de ce voile iiMir, r\<{ Irùs haut el très puissant seigneur Fabiano Faliiani, comte de Chinhrassil, baron de Dinasmonddy, l>an>n <ie Darmouth en Devonshire, lequel va être ilêra[>iti* au Marché de Londres pour crime de régicide et lie haute trahison. — Dieu fasse miséricorde à son âme!
L^K AUTIIK VOIX
Pri*'Z pour lui !
JANK, trrabUntc.
Joshua ! entendez-vous ?
JOSHUA
. Oui. Moi, j*cntends de ces choses-là tous les jours.
l'Q cortège funèbre paraît au haut de l'escalier, sur les degrés duquel il sa déreloppe lentomont A mesure qu'il descend. Bn tête, un homme vêtu de noir, portant une bannière blanche à croix noire. Puis nuttre éneas Dulverton, en grand manteau noir, son bâton blanc de constable i la main. Puis an groape de pertuisaniers vûttis do rouge. Puis le bourreau, sa hache sur l'épaule, le fer tourné Ters celui qui le suit. Puis un homme entièrement couTert d'.un grand Toile noir qui traîne sur ses pieds. On ne voit de cet hommo quo son bras nu, qui passe par une ouverture faite au linceul, et qui porte une torche do cire jaune allumée. A cMé de cet homme, ua prêtre en costume du jour des Morts. Puis on groupe de (lertuisaniers en rouge. Puis un homme vêtu de blanc, portant une bannière noire à croix blanche. .V droite et à gauche, deux files do hallebar Jicri portant des torcht^s.
JANE
Joshua, voyez-vous?
JOSHUA
Oui. Je vois de ces choses-là tous les jours, moi.
Au moment du Jérioucher sur le théâtre, le cortège s'arrête. MAITRE ÉNEAS.
Celui qui marche à ma suite, couvert de ce voile noir, c'est très haut et très puissant seigneur Fabiano Fabiani, comte de Clanbrassil, baron de Dinasmonddy, baron de Darmouth en Devonshire, lequel va être décapité au Marché de Londres pour crime de régicide et de haute trahison. — Dieu fasse miséricorde à son àme !