ACTB I. — AFFRONT SUR AFFRONT
• périls qui t'environnent comme je les connais ; qui
• sait? tu voudrais les affronter par bravade de jeune « homme, tu parlerais, ou tu te laisserais deviner, et
< tu ne vivrais pas deux jours. Oh non! contente-toi « de savoir que tu as une mère qui t*adore, et qui
• veille nuit et jour sur ta vie. Mon Gennaro, mon
< fils, tu es tout ce que j*aime sur la terre. Mon cœur
• se fond quand je songe à toi... »
BUe s'interrompt pour déforer an* Urme.
GENNARO
Comme vous lisez cela tendrement! On ne dirait pas que vous lisez, mais que vous parlez. — Ah ! vous pleurez! — Vous êtes bonne, madame, et je vous aime de pleurer de ce qu'écrit ma mère.
Il rvprvod U Uun, U baîM d« aouTMa, et U remet dans m poitrine.
— Oui, vous voyez, il y a eu bien des crimes autour de mon berceau. — Ma pauvre mère ! — N'est-ce pas que vous comprenez maintenant que je m'arrête peu aux giUnteries et aux amourettes, parce que je n'ai qu'une pensée au cœur, ma mère! Oh! délivrer ma mère! la servir, la venger, la consoler, quel bonheur ! Je penserai à Tamour après. Tout ce que je fais, je le fais pour être digne de ma mère. U y a bien des aventuriers qui ne sont pas scrupuleux, et qui se battraient pour Satan apifès s'être battus pour saint Michel ; moi, je ne sers que des causes justes. Je veux pouvoir déposer un jour aux pieds de ma mère une épée nette et loyale comme celle d'un empereur. — Tenez, madame, on m'a oiïert
U LCCftCCE BOlGIil.
uo gros enrôlemeat au service de cette infinie madame Laerèce Boi^ia. J*ai refusé.
D05A LUCaEZIA.
Geonaro! — Gennaro! ajez piûé des méchants. Vous ne savez pas ce qui se passe dans leur cœur.