‹ Œuvres complètesChapitre 148 sur 190 · LA TIS«K · texte numérisé non relu

LA TIS«K

Soit toute tremblante? Je vais vous dire cela, mon- ^•fi^'nfur. Éeoutez-mui. La chose en vaut la peine.

<:ATAIUNA, i part.

All<»ns! c'est fmi.

LA TISBK.

V«>iri, en deux mots. Vous deviez être assassiné dc:n;iiu matin.

AN<;t:L0.

Moi !

LA TISBK.

Kn VOUS n*ndant de votre palais au mien. Vous >a\«'Z que le matin vous sortez ordinairement seul. J'en ai ri'i;u ra>is cette nuit même, et je suis venue en toute hàt'* :i\(.Ttir madame qu'elle eût à vous empêcher de ^urlir *lemain. Voilà [pourquoi je suis ici, pourquoi j'y ^lii^ au milieu de la nuit, et pourquoi madame est toute tri'iidilaiile.

CATAIll^A, i pirt.

lir.ind Dieu! qu'est-ce que c'est que cette femme?

a>(;klo.

L**t-il possible? £h bien» cela ne m*étouuc pas.

351 ANGELO

Vous voyez que j'avais bien raison quand je vous pa^ lais des dangers qui m'entourent. Qui vous a donné cet avis ?

Un homme inconnu, qui a commencé par me faire promettre que je le laisserais évader. J'ai tenu ma promesse.

ANGELO

Vous avez eu tort. On promet, mais on fait arrêter. Comment avez-vous pu entrer au palais?

LA TISBE.

L'homme m'y a fait entrer. Il a trouvé moyen d'ouvrir une petite porte qui est sous le pont Molino.

ANGELO

Voyez-vous cela! Et pour pénétrer jusqu'ici?

LA TISBE.

Eh bien, et cette clef que vous m'avez donnée vou>môme?

ANGELO

Il me semble que je ne vous avais pas dit qu'elle ouvrit cette chambre.

LA TISBE.

Si vraiment. C'est que vous ne vous en souvenez pas.

ANGELO, apercevant le manteau.

Qu'est-ce que c'est que ce manteau?

Cest un manteau que rhomme m*a prêté pour entrer daus le palais. J'avais aussi le chapeau, je oe sais plus ce que j*eQ ai fait.

ANGELO

Penser que de pareils hommes entrent comme ils veulent chez moi ! Quelle vie que la mienne ! J*ai toujours un pan de ma robe pris dans quelque piège. Et dites-moi, Tisbe...

LA TISBE.

Ah ! remettez à demain les autres questions, monseigneur, je vous prie. Pour cette nuit on vous sauve la vie, vous devez être content. Vous ne nous remerciez seulement pas, madame et moi.

ANGELO

Pardon, Tisbe.

LA TISBE.

Ma litière est en bas qui m*altend. Me donnerezvous la main jusque-là? Laissons dormir madame à présent.

ANGELO

Je suis à vos ordres, dona Tisbe. Passons par mon appartement, s'il vous plaît, que je prenne mon épée.

AlUat à U grande parto du fond.

- Holà! d

ANGELO

LA TISBE.

Faites- le venue. Voici

prend Cularini 1 put lui la deiul

évader tout de suite.

la clef.

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je

suis

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iv««r.r...

-Oh

savoir

! celle porte !

réellement si

Oli! que je souffre! Ne c'est lui !

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ANGELO, qui riTiant.

Je vous attends, madame.

LA TISBE, à part.

Ohl si je pouvais seulement le voir passer! Aucun moyen! Il faut s'en aller! Oh!...

— .\llons! venez, monseigneur.

CATAROA, les rc;{ardanl lOTlic.

C'est donc un rêve !

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