SCÈNE
LA TISBfc, teuiv.
Ah! cette chambre! me voilà donc encore dans cette hamhre! Que me veut le podesta? Le palais a un air inistre ce matin ^ue m'importe? Je tlonuerais ma vie K>ur oui ou non. Uli! celte porte! Cela m'^ fait un itranp^e eiïet de revoir cette porte le jour! C'est «lerière cette porte qu'il était! Uni? Qui est-ce qui était
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derrière cette porte? Suîs-je sûre que ce fût lui, seulement? Je n'ai pas même revu cet espion. Oh! Fincerlitudc ! affreux fantôme qui vous obsède et qui vous regarde d'un œil louche sans rire ni pleurer ! Si j'étais sûre que ce fût Rodolfo, — bien sûre, la, de ces preuves!... — Oh! je le perdrais, je le dénoncerais au podesta. Non. Mais je me vengerais de cette femme. Non. Je me tuerais. Oh! oui, moi sûre que Rodolfo ne m'aime plus, moi sûre qu'il me trompe, moi sûre qu'il en aime une autre, eh bien, qu'est-ce que j'aurais à faire de la vie ? cela me serait bien égal, je mourrais. Oh! sans me venger donc? Pourquoi pas? Oh! oui, je dis cela dans ce moment-ci, mais c'est que je suis bien capable aussi de me venger! Puis-je répondre de ce qui se passerait en moi s'il m'était prouvé que riiommc de cette nuit c'est Rodolfo ! 0 mon Dieu! préservez-moi d'un accès de rage! 0 Rodolfo! Catarina! Oh! si cela était, qu'est-ce que je ferais? vraiment! qu'est-ce que je ferais? Qui ferais-je mourir? eux ou moi? Je ne sais.
Rentre Angclo.