CATARINA, LA TI8BE, ANGELO
LA TISBE.
Elle se résigne au poison.
ANGELO, i CaUrina.
Alors tout de suile, madame.
CATARINA, prenant la fiole.
A la Tisbo.
Je sais que vous èles la maîtresse de mon mari. Si votre pensée secrète était une pensée de trahison, le besoin de me perdre, Tambition de prendre ma place, que vous auriez tort d'envier, ce serait une action abominable, madame, et, quoiqu'il soit dur de mourir à vingt-deux ans, j'aimerais encore mieux ce que je fais que ce que vous faites.
Bile boit.
LA TISBE, i part.
Que de paroles inutiles, mon Dieu !
ANGELO, allant i la porte du fond, qu'il ontr'onTre.
Allez-vous-en !
40ft ANGELO.
CATARI>A.
Âb ! ce breuvage me glace \c sniig
— Ah I madame!
— Êtes-vous coiilenl, monsieur? Je sens hïen'' i^é je vais mourir. Je ne vous crains plus. Eh bien, je vous le dis uiaiiilenanl, à vous qui èles mon démûii, comme je le dirai tout à l'heure à mon Dieu : j'ai aimé un homme, mais je suis pure!'
ANGELO
Je ne vous crois pas, madame.
LA TISBE, 1 part.
Je la crois, moi.
CATARIMA.
Je me sens déraillii-... Non, pas ce fauleuil-là. Ne me touchez point. Je vous l'ai déjà dit, vous êtes un homme infùme!
Elle M dirige en cliinceLiiit ïcn «on orMuire,
— Je veux mourir à genoux, devant l'autel qui est là. Mourir seule, en repos, sans avoir vos deux regards sur moi
— Je veux mourir en priant Dieu.
A Angi-lù.
— Pour vous, monsieur,
ANiiELO.
Troilo !
Kotre rhui«Mrr.
— Prends dans mon aunionière la clef de ma salle seerète. Dans cette salle tu trouveras deux hommes. Amène-lQS-moi sans leur dire un mot.
L'huitiicr tort.
A U Tiibo.
— Il faut maintenant que j*aille interroger les hommes arrêtée. Quand j'aurai parlé aux deux guetteurs de nnil. Tisbe, je vous confierai le soin de veiller sur ce «pii reste à faire. Le secret, surtout!
Bntrent lut (!■• ix guetteur* do nuit, intro luil« par riiui»uerp
qui «c rctiri*.