RODOLFO, CATARINA
RODOLFO
... Tu vois bien que Dieu est pour nous. J'ai une clef lie riiez toi ; quand jp ponsi» cjue je pourrai peul-iHre te voir ainsi tous les jours! qaolle joie I Dieu nous protè{ce, va !
CATARIXA.
Tu crois ?
RODOLFO
Comme tout est calme et charmant autour de toi! A quelque chose d(* sacré qui est répandu dans Pair de cette chambre, Catarina, on sent que tu Thabites jour et nuit. Cotte chambre (*st |)leine de tous les parfums de ton Ame. I^*s beaux arbres de la fenêtre! b* beau printemps! le lK*au soleil î Tout est paisible et pur ici. CVst le seul coin W»oî dans cette ville maudite! Oh ! oui. bien mau<lite« en eflet! \ujourd'hui, par exemple, tu ne te doutes pas de cela, Padoue ou Venise commettent dans Tenceinte de ces murs quelque grand crime. Il y a quelque chose. La ^ille est
471 NOTES D'ANGBLO.
morne. Les archers battent les rues. Tout le inonde [ bas. A l'heure où nous parlons il se passe à coup sOr une chose terrible qaelqae part.
SCÈKE VIII.
CATARIKA, ANGELO. LA TISBE.
ANGELO. '
Vous allez boire ceci.
CATABIHA.
C'est dn^toison?
AltGELO.
Oui, madame.
CATARIKA.
Combien avez-vous de soldats^ans l'aDUchambre? combien dans le palais? Combien dans la rae7 combien dans toute la ville? Combien ftes-vous d'hommes
— el de femmes — contre moi? Ah! ceci est du poison! et il faut que je le boive! — Une femme seule dans une chambre avec deux bourreaux. Le poison est là. Le mari dit: buvez! — Oh! ce qui se passe ici, on ne le croirait pas, et cela est pourtant !
Vous aviez d'abord une autre idée, mais vous préférez le poison. C'est plus secret. Ainsi, je vais disparaître, disparaître dans l'ombre, sans qu'on sache jamais ce que je suis devenue. Je suis une pierre que vous jetez dans l'eau. Tout Ta se refermer sur moi.
CATAniNA, àUTihbe.
Mourir h mon dgc ! est-ce que cola ne vous Tait pas pitié? Je n'ai p«is de courage d'abord, je ne m'en cache pas, est-ce que vous en auriez, vous, à ma place? 0 mon Dieu! parle/, au podesta! Vraiment, parlez-lui. Je ne vous ai pas nommé la personne qui a écrit la lettre. Est-ce que vous le feriez, vous? Ma<lame, écoulez-moi. Quand je vous aurai expliqué la chose, vous verrez comme c'est une histoire triste. Je n'ai jamais été heureuse. Il y a sept ans que j'aime quelqu'un, en effet. Bien avant d'être mariée. On ne m'aurait pas mariée si j'avais eu ma mère!
JOLRyEK ///. — PARTIE III.
SCtNE I.
LA TISBE, CATAniNA. «Ddonnif.
LA T I S n K , M tournant Tera le lit.
... Plutôt que de vivre sans son amour, tu serais morte avec joie, nVst-re pas? Si tu a\ais senti que ta vit» navait de racines dans le cœur de prrsonno, qu'aurais-tu fait? Oh! tu n'aurais pas eu le courage <rachever ta journée, tu te serais déclarée fatiguée d'a\ance d'une si longue route à fairo toute seule, tu aurais dit à la tombe : J*ai envie de dormir!
Eoif'uuvrant an p^U: rotTr^t sur un" ulil«-.
Oui, des deux choses qu'il y avait dans cette boite, un puissant narcotique H un poiscm terrible, il n'en reste qu'une maintenant. l)i.*main il n'y restera rien.
NOTES D'ANGBLO.
NOTE m.
LES mEPKËSBHTATIOXS.
Angelo a été représeDtë pour )s première fois, au Thèàlre- Frwçafs, le 38 avril 1835.
Repris an même théâtre le IS mai 1850.
La première partie de la Journée III, publiée ici pour la première fols, n'a pas encore été reproseuté«.
PEHSONNAGBS ACTEUH.
l.NaBLO MALIPIBKI, PoDBstjL.. U. BumiLUt
CATASINA BKAGADINI M^Doital.
LA TISBB U^ lilKl.
KODOLPO UM.Cbffhit.
HOUODBl PaonwT.
ANAFBSTO OALBOPA UkTBIor.
H** BnBu-nui.
DAPKB..
BLLA.
MM. AutHI.