‹ Œuvres complètesChapitre 19 sur 190 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

DONA LICREZIA, GUBETTA.

Tout esl-il prôl pour ce soir, Gubetta?

GUBETTA

Oui, madame.

Y seronUls tous les cinq?

GUBETTA

Tous les cinq.

Ils m*ont bien cruellcmenl outragée, Gubetta !

GUBETTA

Je n*élais pas là, moi.

Us ont été sans pitié !

GUBETTA

Us vous ont dit votre nom tout haut comme cela ?

DONA LCCREZIA.

Us ne m*0Dt pas dit mon nom, Gubetta, ils me l'ont craché au visage !

GUBETTA

En plein bal.

Devant Gennaro !

GUBETTA

Ce sont de fiers étourdis d'avoir quitté Venise et d'être venus à Ferrare. 11 est vrai qu'ils ne pouvaient guère faire autrement, étant désignés par le sénat pour faire partie de l'ambassade qui est arrivée l'autre semaine.

Oh! il me hait et me méprise maintenant, et c'est leur faute. — Ah! Gubetta, je me vengerai d'eux!

GUBETTA

A la bonne heure, voilà parler. Vos fantaisies de miséricorde vous ont quittée. Dieu soit loué ! Je suis bien plus à mon aise avec votre altesse quand elle est naturelle comme la voilà. Je m'y retrouve au moins. Voyez-vous, madame, un lac, c'est le contraire d'une île ; une tour, c'est le contraire d'un puits ; un aqueduc,

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