ACTE I. — AFFRONT SUR AFFRONT
o'est le contraire d*un pont; et moi j'ai Thonneur ii'ètre le contraire d*un personnage vertueux.
DONA LUGREZIA.
Gennaro est avec eux. Prends garde qu*il ne lui arrive rien.
GUBETTA
Si nous devenions, vous une bonne femme, et moi un bon homme, ce serait monstrueux.
DONA LUGREZIA.
Prends garde qu*il n'arrive rien à Gennaro, le dis-je !
GUBETTA
Soyez tranquille.
DONA LUGREZIA.
Je voudrais pourtant bien le voir encore une fois.
GUBETTA
Vive Dieu! madame, votre altesse le voit tous les jrmrs. Vous avez gagné son valet pour qu'il déterminât Mn maître à prendre logis là, dans cette bicoque, ^i»-â-vis votre balcon, et de votre fenôtre grillée vous avez tous les jours l'inefiable bonheur de voir entrer et M>riir le susdit gentilhomme.
DOXA LUGREZIA.
Je dis que je voudrais lui parler, Gubetta.
GUBETTA
Rieo de plus simple. Envoyez-lui dire par vo(i*e porie-cbape Astolfo que votre altesse l'attend aujourd1iuî à telle heure au palais.
Je le ferai, Gubetta. Mais voudra-t-fl venir?
GUBETTA
Rentrez, madame ; je crois qu*fl va passer ici tout à Theure avec les étoumeaux en question.
Te prennent-ils toujours pour le comte de Belverana?
CIBETTA.
Us me croient espagnol depuis les talons jusqu*aux sourcils. Je suis un de leurs meilleurs amis. Je leur emprunte de Targent.
De l'argent! et pourquoi faire?
GUBETTA
Pardicu! pour en avoir. D'ailleurs, il n*y a rien qui soit plus espagnol que d'avoir Tair gueux et de tirer le diable par la queue.
DO>'A LUCREZIA, à part.
0 mon Dieu! faites qu'il n'arrive pas malheur à mon Gennaro!
GUBETTA
Et à ce propos, madame, il me vient une réflexion.
Laquelle ?
GUBETTA
C'est qu'il faut que la queue du diable lui soit