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ACTE I. — AFFRONT SUR AFFRONT

iron<( tous ensemble. Ce sera une joyeuse soirée. Bonjour, monsieur de Belverana.

GUBETTA

Que Dieu vous garde longues années, seigneur Jeppo!

MAFFIO, bat. à Jeppo.

Vous allez encore me trouver bien timide, Jeppo. Eh bien, si vous m*en croyiez, nous nuirions pas à ce <(ouper. Lie palais Negroni touche au palais ducal, et je n'ai pas grande croyance aux airs aimables de ce fk'igneur Belverana.

JEPPO, bat.

Vous êtes fou, MalHo. La Negroni est une femme charmante, je vous dis que j'en suis amoureux, et le B«.'lverana est un brave homme. Je me suis enquis de lui et des siens. Mon père était avec son père au siège de Grenade, en quatorze cent quatre vingt et tant.

MAFFIO

Cela ne prouve pas que celui-ci soit le fils du père nvt^c qui était votre père.

JEPPO.

Vous êtes libre de ne pas venir souper, Mafflo.

MAFFIO

J'irai si vous y allez, Jeppo.

Vive Jupiter, alors! — Et toi, Gcnnaro, est-ce que tu D es pas des nôtres ce soir?

5t LUCRÈCE B0R6IA.

ASGANIO.

Est-ce que la Negroni ne t*a pas invité?

GENNARO

Non. La princesse m*aura trouvé trop médiocre gentilhomme.

MAFFIO, touriant.

Alors, mon frère, tu iras de ton côté à quelque rendez- vous d'amour, n'est-ce pas?

JEPPO.

 propos, conte-nous donc un peu ce que te disait madame Lucrèce l'autre soir. Il parait qu'elle est folle de toi. Elle a dû t'en dire long. La liberté du bal était une bonne fortune pour elle. Les femmes ne déguisent leur personne que pour déshabiller plus hardiment leur âme. Visage masqué, cœur à nu.

Depaii quelques intUnU dona Lacrezia est sur le balcon dont elle a entr'oaTen la jalousie. Bile écoute.

MAFFIO

Ah! tu es venu te loger précisément en face de son balcon. Gennaro ! Gennaro !

DON APOSTOLO

Ce qui n'est pas sans danger, mon camarade; car on dit ce digne duc de Ferrare fort jaloux de madame sa femme.

OLOFERNO.

Allons, Gennaro, dis-nous où tu en es de ton amourette avec la Lucrèce Borgia.

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