ACTE II. — LE COUPLE
DOM ÂLFH05àE.
D'où le savez-vous?
D05A LUCftEZIA.
J'en suis sûre. Ce jeoae hoaime est de Venise et non de Ferrare. Ainsi...
DON ALPHONSE
Qu'est-ce que cela prouve ?
DONA LUCftEZIA.
Le fait a eu lieu ce matin, et je sais qu^îl a pasié la matinée chez une nommée Fiammetta.
GE5NAR0
Non, madame.
DON ALPHONSE
Vous voyez bien que votre altesse est mal renseignée. Laissez-moi l'interroger. — Capitaine Gennaro, ètes-vous celui qui a commis le crime?
DONA LUCREZIA, éperdae.
On étouffe ici! De l'air! de l'air! J'ai besoin de respirer un peu !
BiU Ta i oae fenêtre, et, en passant i côté de Oennar<^, elle loi dit bas et rapidement :
— Dis que ce n'est pas toi !
DON ALPHONSE, i part.
Elle lui a parlé bas.
Duc Alphonse, les pécheurs de Galabre qui m'ont élevé, et qui m'ont trempé tout jeune dans la me
pour me rendre fort et hardi, m'ont enseigné cette maxime, avec laquelle on peut risquer souvent sa vie, jamais son honneur : — Fais ce que tu dis, dis ce que tu fais. — Duc Alphonse, je suis Thomme que vous cherchez.
DON ALPHONSE, te tournant vers dona Lucrezia.
Vous avez ma parole de duc couronné, madame.
J'ai deux mots à vous dire en particulier, monseigneur.
Le duc fait signe à l'hoitsier et aux gardes de se retirer arec le prisonnier
dans la salle voisine.