ACTE 11. — LE COUPLE
GENNARO
Jo suis confus de tant de bonté, monseigneur.
DON ALPHONSE
Madame, versez à boire au seigneur Gennaro. —
— Kixiel âge avez-vous« capitaine?
(•ENNARO, saisisMDt l'autre cuupe et U prétentant
i U dttchvsM.
Vingt ans.
IM|> ALPHONSE, bas i U ducheeto, qui i>»taic do prendra le
flacon d'argeot.
Le llacuu d*or, madame!
Klle prend en tremblant le flacon d'or.
— Ah la. \ous devez être amoureux?
i;ENNARO.
i^m est-ce qui ne Test pas un peu, monseigneur? —
DON ALPHONSE
>avcz-vous, madame, que c eût été une cruauté que •Irulcver ce capitaine à la vie, a Tamour, au soleil •i'halic. à la l>eauté de son âge de vingt ans, à son gloni'ux métier de guerre et d'aventure par où toutes les inai^^onà royales ont commencé, aux fêtes, aux bals ina«<|ués, aux gais carnavals de Venise, oii il se trompe Uni «1«* maris, et aux belles femmes que ce jeune Lommo peut aimer et qui doivent aimer ce jeune homme, nV*l-ce pas, madame? — Versez donc à boire au capi Laine.
~ Si vous hésitez, je fais entrer Rustighello.
Llie v«tr«e à butre à OmnaM «aot dire iid«* paiole.
GENNÀRO.
Je VOUS remercie, monseigneur, de me laisser vivre pour ma pauvre mère.
DON A LUGREZIA, i part.
Oh! horreur!
DON ALPHONSE, buvant.
A votre santé, capitaine Gennaro, et vivez beaucoup d'années !
GENNARO
Monseigneur, Dieu vous le rende !
Il boit.
DONA LUGREZIA, à part.
Ciel!
DON ALPHONSE, à part.
C'est fait.
Haut.
Siir ce, je vous quitte, mou capitaine. Vous partirez pour Venise quand vous voudrez.
Bas à dona Lucrczia.
— Remerciez-moi, madame, je vous laisse tête à tête avec lui. Vous devez avoir des adiepxàlui faire. Vivez avec lui, si bon vous semble, son dernier quart d'heure.
Il sort, les gardes le suivent.