‹ Œuvres complètesChapitre 55 sur 190 · DES P%GES · texte numérisé non relu

DES P%GES

OLOFEB?(0, son terre à la main.

Vive le vin de Xérès! Xérès de la Frontera est une \ille du paradis.

MAf FlOf ton Terre A la main.

Le vin que nous buvons vaut mieux que les histoires qui^ vous nous contez, Jeppo.

104 LUCRÈCE BORGIÂ.

ASCANIO

Jeppo a la maladie de conter des histoires quand il a bu.

DON APOSTOLO

L'autre jour c'était à Venise, chez le sérénissime doge Barbarigo; aujourd'hui, c'est à Ferrare, chez la divine princesse Negroni.

JEPPO.

L'autre jour c'était une histoire lugubre ; aujourd'hui c'est une histoire gaie.

MAFFIO

Une histoire gaie, Jeppo ! Comment il advint que don Siliceo, beau cavalier de trente ans, qui avait perdu son patrimoine au jeu, épousa la très riche marquise Calpurnia, qui comptait quarante-huit printemps. Par le corps de fiacchus ! vous trouvez cela gai !

GCBETTA.

C'est triste et commun. Un homme ruiné qui épouse une femme en ruine. Chose qui se voit tous les jours.

Il se met à manger. De temps en tempt, qaclqaQs-uns se lèvent de table et viennent causer sur le devant de la scène pendant que l'orgie continue.

LA PRINCESSE NEGRONI, à Maffio, montrant Gennaro.

Monsieur le comte Orsini, vous avez là un ami qui me paraît bien triste.

MAFFIO

II est toujours ainsi, madame. Il faut que vous me pardonniez de l'avoir amené sans que vous lui eussiez fait la grâce de l'inviter. C'est mon frère d'armes. Il

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