‹ Œuvres complètesChapitre 56 sur 190 · ACTE III. •- IVRES MORTS · texte numérisé non relu

ACTE III. •- IVRES MORTS

m'a sauvé la vie a Tassaul de Rimini. J*ai reçu à TatiA]u«* du pont de Vîeence un coup d'épée qui lui était df^tiiié. Nous ne nous séparons jamais. Nous vivons i*n^-nil»le. Un bohémien nous a prédit que nous mourhmo^ If même jour.

LA NEGRONI, riant.

Vous a-t-il dil si ce serait le soir ou le matin ?

MAFFIO

Il nous a dit que ce serait le matin.

LA NEGRO.M, riant plus fort.

Voire bohémien ne savait ce qu'il disait. — Et vous aimt^i biiMi ce jeune homme ?

MAFFIO

.\utant qu'un homme peut en aimer un autre.

LA ."«CEGRONI.

Eli bien! vous vous suffîsez l'un à l'autre. Vous êtes heuroux !

MAFFIO

Lamitié ne remplit pas tout le cœur, madame.

LA NEGR05I.

Mon Dieu! qu'est-ce qui remplit tout le cœur?

MAFFIO

L'amour.

LA NEGR05I.

Vous avez toujours l'amour à la bouche.

MAFFIO

Et vous dans les yeux.

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