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ACTE 111. — IVRES MORTS

MAFFIO

Inc orgie parfaite.

iEPPO.

La priiicesso csl veuve.

MAFFIO

On le voit l»ien à sa gaité!

JEPPO.

J'f*|iiTe que lu ne le défies plus de son souper?

MAFFIO

Mol' i*.ommenl donc! J*élais fou.

JEPPO, à Gubetta.

M«»ii*iour de Belverana^ vous ne croiriez pas que MailjM avait [»ourde venir souper chez la princesse?

<;UBETTA.

Iviir"* — Pourquoi?

JEPPO.

f'.'tni^ i|Ui* le palais Ncgroni touche au palais Borgia.

GtBETTA.

Au diable les Borgia! — et buvons!

JEPPO, bat i yaffio.

<> que j'aime dans ce Belverana, c'est qu'il n'aime pa* If* B^irgia.

MAFFIO, h»%.

Kii eiret, il no manque jamais une occasion de les r-rj%..>vr au diable avec une grâce toute particulière. •Vj t-ndanl, mon rher Jeppo...

JEPPO.

Eh bien?

MAFFIO

Je l'observe depuis le commencement du souper, ce prétendu espagnol. Il n'a encore bu que de Teau.

JEPPO.

Voilà tes soupçons qui te reprennent, mon bon ami MafTio. Tu as le vin étrangement monotone.

MAFFIO

Peut-être as-tu raison. Je suis fou.

GUBETTA, rovenant et regardant Maffîo de la tAte aux piedt.

Savez-vous, monsieur Mailio, que vous êtes taillé pour vivre quatre vingt-dix ans, et que vous ressemblez à un mien grand-père, qui a vécu cet âge, et qui s'appelait comme moi Gil-Basilio-Fernan-Ireneo-Felipe- Frasco-Frasquito comte de Belverana?

JEPPO, bas à Maffîo.

J'espère que tu ne doutes plus de sa qualité d'espagnol. Il a au moins vingt noms de baptême. — Quelle litanie, monsieur de Belverana !

GUBETTA

Ilélas! nos parents ont coutume de nous donner plus de noms à notre baptême que d'écus à notre mariage. Mais qu'ont-ils donc à rire là-bas?

A part.

— Il faut pourtant que les femmes aient un prétexte pour s'en aller. Comment faire?

Il retourne s'asseoir à table.

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