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ACTE III. — ITRBS MORTS

MAFFIO

Pardieu, mon frère Gennaro ! voilà la première parole que tu dis depuis le commencement du souper, et tu n«^ Ihiî^ pas! Est-ce que tu songes à Lucrèce Borgia? (ftMmani ! tu as décidément quelque amourette avec rlle ! Ne dis pas non.

GE.NNARO.

Verse-moi à boire, Maflio ! Je n'abandonne pas plus mo« amis à table qu'au feu.

1*5 PAGE XOIR, âtUT flaconi à la main.

Messeigneurs, du vin de Chypre ou du vin de Syracuse?

MAFFIO

Du vin de Syracuse. C'est le meilleur.

La page noir reoplit tcmt let Tarrat.

La peste soit d'Oloferno! Est-ce que ces dames ne vont pas revenir?

11 va «ocoeatiTeincnt aax deux portât.

— Lt.'< deux portes sont fermées en dehors, messieurs !

MAFFIO

.N'allez-vous pas avoir peur à votre tour, Jeppo ! Dl«*< ne veulent pas que nous les poursuivions. C*est tujt «impie.

GE.NNARO.

Buvon«J, messeigneurs.

lia cb'jqa;nt leuri Tenet.

Mâvf •» m. S

MAFFIO

 ta santé, Gennaro ! et puisses-tu bientôt retrouver ta mère !

GEMNARO.

Que Dieu t'entende!

Tous boivent, excepté Gubetta qui jette ton Tin par-dessus son épaule.

MAFFIO, bas à Jeppo,

Pour le coup, Jeppo, je l'ai bien vu.

JEPPO, bas.

Quoi?

L'espagnol n'a pas bu.

JEPPO.

Eh bien?

MAFFIO

Il a jeté son vin par-dessus son épaule.

JEPPO.

Il est ivre, et toi aussi.

MAFFIO

C'est possible.

GUBETTA

Une chanson à boire, messieurs ! Je vais vous chanter une chanson à boire qui vaudra mieux que le sonnet du marquis Olofemo. Je jure par le bon vieux crâne de mon père que ce n'est pas moi qui ai fait cette chanson, attendu que je ne suis pas poëte et que je n'ai pas l'esprit assez galant pour faire se becqueter deux rimes au bout d'une idée. Voici ma chanson. Elle est adressée à

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