ACTE III. — IVRES MORTS
G l'BETTA, tuut «n découpant un faitin.
Jf no vous en dirai pas autant. Je ne découpe pas «I au*^<^i grosses volailles que vous. — Mesdames, vous ofTrirai-jo de ce faisan ?
OLOFERXO, te jet«iit tur un couteau.
l'ardieu! j*évenlrerai ce faquin, fùt-il plus genlil- Lwinme que rempereur!
LES FEMMES, ic levant d«i table.
Cliol ! ils vont se battre !
LES HOMMES
Tout beau! Oloferno!
• :-:«.ftrx^ct Olif'-rnu q-ji veut %c jeter tur Gubetta. l*tfnJaut ce tcmpi-U, 1«^ Ummn disfaraiMenl par la porte latérale.
OLOFERNO, te débattant.
<>ir|»s.dieuî
(;UBETTA.
Vmu< rimez si richement en Dieu, mon cher pointe, fut* \ous avez mis ces dames en fuite. Vous êtes un îi'-r maladroit.
JEPIM).
C'est vrai, cela. Que diable sont-elles devenues?
MAFFIO
Ules ont eu peur. Couteau qui luit, femme qui fuil.
ASCAMO.
bah! elles vont revenir.
OLOFERNO, manacant (^ubctti.
J*' te retrouverai demain, mon petit Belverana du
GUBETTA
Demain, tant qu'il vous plaira!
Olofcmo Ta se ntseoir en chancelant arec d«'pil. Oubatta éclate do rire.
— Cet imbécile! Mettre en déroute les plus jolies femmes de Ferrare avec un couteau emmanché dans un sonnet! Se fâcher à propos de vers! Je le crois bien qu'il a des ailes. Ce n'est pas un homme, c'est un oison. Cela perche, cela doit dormir sur une patte, cet Oloferno-là !
JEPPO.
La, la, faites la paix, messieurs. Vous vous couperez galamment la gorge demain matin. Par Jupiter, vous vous battrez du moins en gentilshommes, avec des épées, et non avec des couteaux.
ASCANIO
A propos, au fait, qu'avons-nous donc fait de nos épées ?
DON APOSTOLO
Vous oubliez qu'on nous les a fait quitter dans l'antichambre.
GUBETTA
Et la précaution était bonne, car autrement nous nous serions battus devant les dames ; ce dont rougiraient des flamands de Flandre ivres de tabac !
GENNARO
Bonne précaution, en efl^et!