‹ Œuvres complètesChapitre 61 sur 190 · ACTE III. — IVRES MORTS · texte numérisé non relu

ACTE III. — IVRES MORTS

G l'BETTA, tuut «n découpant un faitin.

Jf no vous en dirai pas autant. Je ne découpe pas «I au*^<^i grosses volailles que vous. — Mesdames, vous ofTrirai-jo de ce faisan ?

OLOFERXO, te jet«iit tur un couteau.

l'ardieu! j*évenlrerai ce faquin, fùt-il plus genlil- Lwinme que rempereur!

LES FEMMES, ic levant d«i table.

Cliol ! ils vont se battre !

LES HOMMES

Tout beau! Oloferno!

• :-:«.ftrx^ct Olif'-rnu q-ji veut %c jeter tur Gubetta. l*tfnJaut ce tcmpi-U, 1«^ Ummn disfaraiMenl par la porte latérale.

OLOFERNO, te débattant.

<>ir|»s.dieuî

(;UBETTA.

Vmu< rimez si richement en Dieu, mon cher pointe, fut* \ous avez mis ces dames en fuite. Vous êtes un îi'-r maladroit.

JEPIM).

C'est vrai, cela. Que diable sont-elles devenues?

MAFFIO

Ules ont eu peur. Couteau qui luit, femme qui fuil.

ASCAMO.

bah! elles vont revenir.

OLOFERNO, manacant (^ubctti.

J*' te retrouverai demain, mon petit Belverana du

GUBETTA

Demain, tant qu'il vous plaira!

Olofcmo Ta se ntseoir en chancelant arec d«'pil. Oubatta éclate do rire.

— Cet imbécile! Mettre en déroute les plus jolies femmes de Ferrare avec un couteau emmanché dans un sonnet! Se fâcher à propos de vers! Je le crois bien qu'il a des ailes. Ce n'est pas un homme, c'est un oison. Cela perche, cela doit dormir sur une patte, cet Oloferno-là !

JEPPO.

La, la, faites la paix, messieurs. Vous vous couperez galamment la gorge demain matin. Par Jupiter, vous vous battrez du moins en gentilshommes, avec des épées, et non avec des couteaux.

ASCANIO

A propos, au fait, qu'avons-nous donc fait de nos épées ?

DON APOSTOLO

Vous oubliez qu'on nous les a fait quitter dans l'antichambre.

GUBETTA

Et la précaution était bonne, car autrement nous nous serions battus devant les dames ; ce dont rougiraient des flamands de Flandre ivres de tabac !

GENNARO

Bonne précaution, en efl^et!

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